Album
(Ad Noiseam)
07/2011
Electro noise indus
Aussi malsain qu’il pouvait l’être, Raoul Sinier a toujours eu ce pouvoir attractif sur le mélomane généralement porté sur une musique quelque peu hostile, comme si celui-ci voyait à travers le producteur parisien la possibilité de se payer un bad trip, la liberté de se dégager de l’addiction en guise de monnaie rendue. En effet, derrière cette approche rythmique franche du collier qui a toujours su instantanément actionner les cervicales, Sinier a constamment opté pour des ambiances sombres et oppressantes
Album
(Ad Noiseam)
11/02/2011
IDM
Comme son nom ne l’indique pas, Ad Noiseam ne sort pas que des disques qui font du bruit. Après l’album electro-acoustique de Subheim, Semiomime va encore plus loin dans l’intimité ambient avec un album cabalistique qui interroge les principes de l’electronica. Connu sous le patronyme DJ Hidden et membre de The Outside Agency, Noël Wessel porte un chapeau drum’n bass et breakcore le jour, et sort la nuit pour composer de puissantes pièces IDM. Sous le sobriquet Semiomime, le hollandais écrit ici un premier album en trois actes qui demande une écoute aussi attentive qu’un disque de Boards Of Canada.
Album
(Ad Noiseam)
09/11/2010
Electronica
Deux ans après son premier album “Approach”, la balance machines/instruments de Subheim a clairement penché vers le côté acoustique. Le compositeur Kostas K et Katja (qui chante sur plus de la moitié des morceaux) rejoignent Ad Noiseam après un bref séjour chez les américains de Tympanik Audio, pour un nouvel album aux airs de BO de film.
Album
(Ad Noiseam)
09/11/2010
Dubstep
Malgré ce que le titre de ce disque laisse entendre, Matta a depuis longtemps dépassé le stade de maquette, plus précisément depuis que son premier maxi est sorti chez Ad Noiseam avant de voir se succéder un autre vinyl, des shows un peu partout, et des remixes pour le compte de Noisia, Skism, Black Lung ou Skunk Anansie. Tout ça en six mois. Ce premier album peut donc être assimilé à une compilation de tubes réunissant les deux maxis, un remix, deux tracks plus anciens, ainsi qu’un inédit. De quoi faire bander les amateurs de basses colossales.

De plus en plus incontournable sur la scène electronica, le label Allemand Ad Noiseam présente encore quelques belles découvertes qui valent le coup qu’on y tende l’oreille malgré un anonymat plus qu’avancé au sein de notre bonne vieille France.
Album
(Ad Noiseam)
19/10/2009
Electro bruitiste
Une fois passée cette année 2007 qui l’a vu enchainer les sorties à n’en plus finir, Raoul Sinier s’est de nouveau renfermé sur lui-même pour concocter la suite de l’excellent “Wxfdswxc2“. En 2009, le parisien présente “Tremens Industry” qui, plus que jamais, se veut le reflet d’un artiste multi-facettes pour qui la musique n’est pas tout. Lire la suite…
[Album]
01/04/2008
(Ad Noiseam/Differ Ant)
Raoul Sinier ne dort jamais. En tous les cas, plus depuis son album “Wxfdswxc2” sorti en janvier 2007, année qui l’aura connu hyper productif et pendant laquelle il aura sorti cinq disques sur quatre structures différentes. Pas moins. Le parisien est donc du genre difficile à suivre lorsqu’il profite du moindre maxi pour s’écarter du chemin tracé par ses deux premiers albums, dont il reprend finalement les bases pour ce “Brain Kitchen” laissant entrevoir une nouvelle année encore bien chargée
Et bien qu’annoncé comme une suite du très réussi “Wxfdswxc2″, ce nouvel opus s’inscrit beaucoup moins dans le hip hop que son prédécesseur, préférant la complexité de productions IDM, pourtant jamais dispensées des mélodies, structures capilotractées, et ambiances obscures qui, depuis ses débuts, auront fait la marque de fabrique de cet artiste complet - comme en témoignent son univers graphique récurrent et les vidéos qui accompagnent systématiquement ses disques. Sauf qu’en jouant la carte d’une richesse et d’une densité accrue, ce producteur, autrefois réduit au diminutif Ra, ampute quelque peu cette nouvelle livraison d’une accessibilité déjà restreinte par le passé. Non pas que ce “Brain Kitchen” soit inécoutable et totalement indigeste puisqu’il dépose lui aussi quelques titres que l’on retiendra (”Baby Trash”, “Solid Flesh”), mais il se prédestine clairement à un public de mélomanes masochistes pour qui la musique doit faire travailler les méninges pour se hisser au rang de la performance et de l’art en général (”The Incredible Spitting Machine”, “256″)
De ce fait, “Brain Kitchen” n’est pas de ces disques qui caressent dans le sens du poil, mais bien de ceux servant de bande sonore à un monde post apocalyptique ou tout est ferraille (”Brain Kitchen”), jusqu’aux mains robotisées de cet organiste haut perché dans sa cathédrale en inox (”Whalemen”), sonnant comme personne le glas de nos chers neurones auditifs déjà chatouillés par de petits anges jouant des castagnettes avec leurs Laguiole… Bienvenu au royaume des morts, ou l’on ramasse soigneusement ses écoutilles finement découpées en rondelles, que l’on dépose dans une petite coupelle sur l’autel de la musique électronique
En écouteSolid FleshListen CloseVoir le trailer vidéo ici.
[Album]
17/12/2007
(Ad Noiseam/Differ Ant)
Il faudra s’y faire, chaque nouveau disque de Raoul Sinier (auparavant connu sous le pseudo Ra) en annonce un autre, à la sortie imminente. À croire que le Parisien dort avec ses machines. Pour preuve, “Two Heads“, son précédent maxi, a vu le jour il y a à peine un mois, et le voilà qui redéboule hanter nos platines avec “Huge Samurai Radish”, un mini album d’une cinquantaine de minutes qui ouvre la voie à “Brain Kitchen”, son nouvel opus à sortir l’année prochaine. Pas le temps d’aller pisser, on en perdrait presque le fil de sa discographie. Les mauvaises langues, peu friandes d’electro hip hop torturé, avanceront que manquer une étape ne fera pas tourner le monde à l’envers, le registre du bonhomme étant quasi similaire pour qui n’est pas un inconditionnel du genre
Reste que, pour les autres, Raoul Sinier poursuit son chemin, droit dans ses bottes, part à la rencontre de quelques artistes influents reconnaissant dans sa musique une opportunité de jouer la carte de la différence. Ainsi, sur la deuxième partie de ce disque, le titre “Huge Samurai Radish” se voit revisité par La Caution (pour une couleur hip hop plus évidente), Wisp en fait de même avec une finesse qui s’imposait presque, tout comme Datach’i et Lynx And Ram qui, respectivement, jouent la carte de la drum n’bass et de la pop avec un peu moins de brio que leurs prédécesseurs. Sans compter sur Raoul Sinier qui se remixe lui-même en invitant Vast Aire de Cannibal Ox (excusez du peu!) pour un des meilleurs moments de ce mini LP
Auparavant, notre homme, tel un aventurier mutant, fait le lien entre passé (”Bring It On”, “Solid Flesh Pt2″) et avenir, tout en restant fidèle à ces ambiances sombres et ces mélodies facilement discernables (”Bleach Bath”, “Huge Samurai Radish”) qui ont toujours fait sa marque de fabrique. De quoi nous tenir une nouvelle fois en haleine, en attendant un prochain disque qu’on souhaiterait quand même plus lumineux que les gothico-plombants “Untitled6″, “March”, et “Peephole Crisis” jalonnant ce tracklisting tels des tombeaux ouverts sous la pleine lune. Mais, les couleurs dans la musique, Raoul Sinier laisse incontestablement cela à d’autres..
En écouteHuge Samurai RadishSolid Flesh Pt2
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[Maxi]
02/04/2007
(Ad Noiseam/Differ Ant)
Il est toujours intéressant de s’arrêter sur un bon maxi, surtout quand il concerne Ra, cet acteur de la scène electro française injustement sous-estimé. C’est sûrement d’ailleurs ce qui le rapproche de Mad Ep, cet américain exilé au Royaume-Uni dont le nom parlera autant aux Français, que Ra de l’autre côté de l’Atlantique. Mais on y est habitué, renommée ne rime pas toujours avec qualité, il ne faudra donc pas vous étonner d’avoir affaire là à deux grands chefs de l’electro hip hop, présentant chacun, et tour à tour, l’étendue de leur registre. Ra s’en tient toujours à son hip hop electronica brut de décoffrage, riche au point de vous faire pratiquement perdre la boule (”Nightdrunken”, titre remixé par Mad Ep auparavant), et ou le bruit a son mot à dire, y compris quand le parisien s’aventure sur des terrains plus drum n’bass (”Ailleurs”), ou plus énergiques comme sur le plus bpmisé “Maudin Marauder”, remix de son compagnon du jour qui avait opté, lui, pour une approche plus downtempo. En effet, avant lui en face A, Mad Ep aura sorti la carte drum n’bass d’une manière plus convaincue, pour preuve ce “Team Awesome VIP” un peu barré, ou les cuts se frayent une place au milieu d’une belle déferlante de rythmes. En voilà qui ne se sont pas trompés en investissant les fourneaux en duo, et en déposant un gueuleton digne des restaurants chics: trop peu dans l’assiette mais goûtu à souhait..
En écouteMad EP - Team Awesome VIPRa - Ailleurs
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