Album
(4AD)
06/02/2012
Rock ténébreux
Il a vu le train du grunge lui passer sous les yeux, composé des berceuses capables d’endormir des villes entières, joué avec une des plus grosses frappes chirurgicales du rock de cette décennie (les Queens Of The Stone Age période “Songs For The Deaf”), et a failli se noyer dans des litres de mauvais bourbon. Autant de jolis faits d’armes sur le cahier des mérites d’un Mark Lanegan qui en compte bien d’autres, et parmi lesquels on retrouve en filigrane une carrière solo ayant progressivement délaissé la douce acoustique de ses débuts pour une électricité retrouvée
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(4AD)
04/11/2011
Indie
Personnage aussi squelettique que charismatique, Bradford Cox possède déjà une riche discographie, notamment en tant que frontman de Deerhunter chez qui il mêle expérimentations multiples, et joue de sa voix incroyable avec une liberté fragile: une attitude qu’il confirme d’une façon encore plus évidente au sein de Atlas Sound, un projet solo qui reflète ses plus profonds désirs de musicien.
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(4AD)
17/06/2011
Indie folk
Après la gifle infligée par “For Emma For Ever Ago”, un des plus beaux disques de la décennie passée, on était forcémment en droit d’attendre quelque chose de grand de la part de Bon Iver. Seulement, les choses ont beaucoup changé depuis son volontaire isolement au fin fond du Wisconsin où - malade et le coeur brisé, dans une cabane avec pour seuls compagnons une guitare, un micro, et quelques autres instruments - il avait enregistré des compositions d’une intensité rare, d’une déconcertante simplicité dans l’exécution.
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(4AD)
09/05/2011
Expérimentations synthétiques
L’expérimentation musicale est capable de tout, de l’extase comme du plus répugnant. Gang Gang Dance nageant volontairement dans ces eaux-là depuis qu’il existe, chacun de ses albums amène avec lui sa part d’imprévisibilité et de surprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Premier conseil: ne jamais s’arrêter aux pochettes, toujours hideuses chez le groupe de Brooklyn qu’aucun label ne semble parvenir à raisonner sur ce point. Deuxième: ne pas rester sur l’avis tranché d’une première écoute
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(4AD)
18/04/2011
Deux ans après ”BiRd-BrAiNs”, tUnE-yArDs remet le couvert avec un album bien plus conséquent. En remontant le circuit temporel de la DeLorean, le souvenir de ce premier disque reste celui d’un essai prometteur mais frustrant en raison d’un talent brut de décoffrage, de propositions audacieuses, mais foutraques au point d’en devenir parfois anecdotiques. Le lo-fi n’étant pas, pour ce cas précis, un argument de vente, Merrill Garbus choisit cette fois de s’entourer d’une production riche pour un nouveau chapitre toujours aussi imprévisible.

Portés par l’excellent souvenir laissé par leur dernier disque “Saint Dymphna“, les Gang Gang Dance se sont enfin remis au boulot après avoir pris le temps de se remettre de l’incendie de leur matériel fait maison. C’est désormais sur le label 4AD et le 9 mai prochain que le combo de Brooklyn sortira “Eye Contact”, son prochain album.
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(4AD)
24/01/2011
Folk
Bon. Que dire si ce n’est que ”Kiss Each Other Clean”, le dernier disque de Iron & Wine, nous troue un tantinet le rectum. En fait, jusque là, on aimait bien Sam Beam, le prolifique Texan d’adoption ayant quand même sorti certaines des plus belles folk-songs de ces dix dernières années. L’annonce de la sortie de ce nouveau disque provoqua même quelques soubresauts médiatiques. Malgré tout, Mowno cède rarement à la hype. Nous savions que, depuis ”The Sheperd’s Dog”, Iron & Wine quittait le cocon du folk pur pour s’essayer à de nouvelles couleurs. On aurait donc dû s’attendre à ce carnaval heureux avant même de le glisser dans la platine.
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(4AD)
27/09/2010
Pop garage
Qui s’est déjà penché sur Deerhunter n’a pu rester insensible à Bradford Cox, ce géant et squelettique frontman souffrant du syndrome de Marfan. Mais, au-delà de cette apparence dont il use, abuse, et qu’il maîtrise parfaitement, Cox possède surtout une voix dont les expérimentations auront clairement marqué les premiers albums du combo, quand celui-ci s’adonnait généreusement à un punk bruitiste lorgnant vers le garage, le shoegaze, le rock psychédélique. Et l’emploi du passé est ici bel et bien volontaire car, depuis quelques années et son dernier album “Microcastle” qui pris de plein fouet les revers des nouveaux modes de consommation de la musique sur internet, Deerhunter penche ouvertement vers la pop et le confirme définitivement sur “Halcyon Digest”: un nouveau disque qui, pour la première fois vraiment, se laisse porter par de véritables tubes.