Au commencement était Bokson, magazine papier tiré à quelques centaines d’exemplaires et distribués chez quelques disquaires spécialisés en France et au Québec.
L’idée, comme majorité de fanzines, était déjà d’offrir une alternative aux passionnés de musique en soulignant l’intérêt d’artistes et groupes méconnus, peu soutenus par une presse nationale pas toujours blanche de concessions. Puis, le vingt et unième siècle s’éveille à la lueur d’internet, outil de savoir et de communication aux consonances alors peu alternatives. Mais l’équipe rédactionnelle s’adapte, histoire de coller encore plus près à l’actualité via des mises à jour quotidiennes. Le projet suit son cours, Bokson fait son trou, et bien que haï par certains (un signe!), décroche sa crédibilité au sein de la presse musicale internet. Sur le fond, comme sur la forme confiée à Rugama (Manu Chao, Charlotte Gainsbourg, Keziah Jones, Because Music, SFR, EMI, Universal, Palass…)
En 2009, 1800 artistes, 3400 chroniques, 260 interviews et quelques milliers de brèves plus tard, l’heure d’une mise à jour bien méritée est arrivée. Bokson doit grandir, encore s’adapter pour faire face à la transformation constante de son outil. Et quitte à se métamorphoser, autant avoir des couilles, changer d’interface, de nom, tout raser et recommencer! Un beau challenge, porte ouverte à toutes les dérives, à toutes les envies, pourquoi pas aux caprices même…
Parce qu’il y en a eu, surtout ces derniers temps ou la musique a trouvé en internet son meilleur ennemi. Ou son meilleur ami, question de point de vue. Tant de rebondissements qui ne nous ont pas forcément aidé à faire les choses aussi vite que nous le souhaitions. Car en deux ans, il s’en passe des choses, que ce soit sur le marché du disque, sur internet, ou tout simplement dans nos vies respectives. Tout cela pour dire que Mowno est le résultat de longs mois de réflexion, de veille, jusqu’à ce que le harcèlement de l’un, homme-machine à écrire, finisse par mettre à l’étrier le pied de l’autre, homme-machine à idées.
Totalement indépendant, Bokson l’était. Mowno le sera aussi, et le restera, sans concession, intransigeant, sans avoir de compte à rendre. Périmètre de non droit encore préservé par ses auteurs, qu’ils soient résidents ou de passage, il restera insensible à la pression de quiconque, se penchera plus particulièrement sur la musique qui lui plait, par les mots, le son ou les images. Un peu sur celle qui ne lui plait pas aussi, parce que c’est aussi drôle d’égratigner de temps en temps. Encore plus à l’heure ou leur musique va mal, qu’ils s’amusent à nous prendre pour des pigeons, forts qu’ils sont à monter de soit disant belles découvertes en épingle. Leur musique, car celle qu’ils oublient, sincère et saine, ne se plaint pas.
Chez Mowno, point de vernis, on parle de musique avec nos mots, ceux des artistes, des labels et autres activistes. Certains la considèreront peut être trop pointue, trop élitiste même… Mais à quoi bon relayer ce que tout le monde relaie? Le but d’un média comme le nôtre n’est il pas de vous emmener voir ce qu’il se passe ailleurs que dans les pages de vos magazines aux sommaires tous identiques. Et la diversité alors? Merde à la culture de surface, mettez les pieds dedans, enfoncez vous un peu, et vous en sortirez grandis. Gare à vous, conventions, Mowno tient la barre…
L’équipe Mowno :
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Matthieu CHOQUET |
Benjamin MASSE aka John Primat |
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François RENONCOURT |
Tony FANOUILLET |
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Rob |
Jéremy LE BESCONT |
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Rity MABON |
Frédéric GENDARME |
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Maxime DODINET |
Benoit CHOQUET aka Choko |
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Jérôme SIMONNEAU aka Kalcha |
Cécile GAYRARD |
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Maxime DELCOURT |
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Emilie Brailly aka Milouzze |
Sébastien MERIC |
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Contribuent également:
Raphael Jaffres, Bérenger Arrouy
Remerciements:
Manu aka Zlika pour la sagesse, Darma pour l’aide précieuse, Di-Waïze pour le petit coup de pinceau, Marianne et Coco pour le coup de main, Fanny et Lou pour leur patience, Daniel pour les traductions, tous les rédacteurs passés et futurs, Gaelic pour les photos…




