Ce qu’il ne faut pas rater aux Bars en Trans 2015…

En marge d’un des plus grands festivals français, à savoir les Transmusicales de Rennes, c’est toute une ville qui se met en ébullition. Comme une grande fête de la musique pour laquelle les principaux lieux amplifiés de la capitale bretonne s’activent une fois de plus dans le but de défendre l’exercice live, et proposer une alternative – à prix raisonnable, de 0 à 12 € – au grand rassemblement se tenant en périphérie. Comme chaque année, et à la vue de leur programmation très éclectique, les Bars en Trans proposeront à boire mais aussi à manger : un grand bougli-boulga dont on vous a sélectionné les meilleures bouchées. Pour les plus gourmands, toutes les infos et la programmation complète se découvrent sur le site de l’événement.

AVEC LE SOLEIL SORTANT DE SA BOUCHE – 03.12 – 1988 Live Club

Entre transe africaine et disco punkoïde moderne, Avec le soleil sortant de sa bouche tisse un univers dansant répétitif, singulier et étrangement familier. On se laisse transporter avec délice par les mantras électroniques et les incantations vocales que ne renierait pas James Murphy, rappelant les albums de Talking Heads ou les titres bruts et haletants de Liquid Liquid. Une transe rock venue du Québec et de son label Constellation.

VOX LOW – 03.12 – Le Bar’Hic

Le groove est sec et les guitares tendues comme des câbles. La signature d’une musique nerveuse, autant portée vers la froideur électronique que la moiteur des delays et des riffs martelés. On pense à une version de Bauhaus digérée par Ivan Smagghe. On pense à une new wave de club, de cave, à des dancefloors urbains, sombres et apocalyptiques. La fièvre de la nuit mise en musique.

FRANCKY GOES TO POINTE A PITRE – 04.12 – L’Artiste Assoiffé

Donc à droite, y’a un palmier gonflable ; à gauche, deux gars le nez dans leur Pina Colada ; en arrière plan, un poster avec la mer bleue et des dauphins qui jouent au frisbee. Au milieu, une vingtaine de vahinés en hologramme qui dansent le limbo en se jetant des litres de lait de coco. Accrochés dans les palmiers, une bande de singes en bikini joue du ukulélé à fond en mode saturation. Vous visualisez le truc ? Vous êtes avec Francky Goes To Pointe à Pitre, rassemblement de membres de Pneu, Headcases, et Mr Protector.

LES GORDON – 04.12 – Le Backstage

Entre Four Tet, Gold Panda, Aphex Twin et Bonobo, Les Gordon bricole de petites merveilles pop électronique à coups de boucles de guitare, de samples de voix, de ukulélé, de violoncelle et de claps qui donnent à ses mélodies le charme simple de ces chansons que l’on se surprend à fredonner.

NO MONEY KIDS – 04.12 – Le Kenland

Shuffles blues, guitares rageuses et nappes électro, décor lo-fi et esthétique vintage, les Kids taillent dans l’os, de manière frontale, animale, et polissent leurs pépites à la sueur. A chacun ses bijoux de famille : en 1963, lors d’un gala donné en présence de la reine Elizabeth, John Lennon provoquait l’assistance : ‘Les premiers rangs, vous pouvez vous contenter de secouer vos bijoux‘. Avec No Money Kids, les rombières se seraient étranglées avec.

CARPENTER BRUT – 05.12 – 1988 Live Club

Juché sur la selle de sa moto tronçonneuse propulsée au moyen de lasers, Carpenter Brut parcourt l’immensité de la ville-monde à Mach 2 et se moque bien des bonnes âmes à sauver et des forces du mal qui s’abattent sur les pauvres esclaves que sont devenus les humains. Il fonce droit au son d’un orgue immense d’où jaillissent les flammes de l’enfer. Il se fait son propre film. Un film catastrophe en forme de course contre la mort ; un marche ou crève digital de synthés sans pitié et de leads chromés baignés dans l’acide électronique.

QUADRUPEDE – 05.12 – Le Ty Anna

Quadrupède développe un rock instrumental puissant solidement posé sur un jeu guitare/batterie à la fois dense et accessible, saupoudré d’arrangements electro complexes.

MARAGARET CATCHER – 05.12 – Mondo Bizarro

Du rock en réalité augmentée. Un style de transgenre hybride à voix survocodée et aux machines 8-BIT qui joue un rock effréné, voilà à quoi ressemble l’étrange mixture synthétique jouée par Margaret Catcher. On est quelque part entre des trucs bien chelou du rock 70-80 et Mario Bros qui joue dans Captain Beefheart avec Alex Kid à la batterie. Vous voyez le truc ?

MAESTRO – 05.12 – Bar’Hic

Chez eux, on aime le groove droit, sec, typique de tout ce qui fait le charme de la nu disco. Sauf qu’ici, il y a plus. Une sorte de malin plaisir pris à fuir les évidences pompières un peu trop dancefloor. On se perd avec joie dans les boucles un peu kraut, les leads voix moitié punk moitié James Murphy, les synthés un peu dingos qui forment une transe presque rock et pourtant tellement dansante. Formé de membres de Vitalic, Discodéine et Bot’Ox, Maestro n’est pas né de la dernière pluie et ça s’entend. Ça fait du bien.

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