Sneaky – « Feel Like a King… Pluck a String »

sneaky180Album
(Big Chill)
30/06/2009

Sneaky, un nom qui ne dit peut être rien à pas mal d’adeptes de la scène électro britannique, bien que ceux-ci ont forcément dansé un jour sur ses notes de violoncelle ou de contrebasse, deux instruments qu’il a longtemps étudié jusqu’à concrétiser son savoir en devenant diplômé de l’université de Manchester. Un petit retour à la fin des années 90 s’impose donc, lorsqu’il a été engagé comme musicien de tournée au sein de Rae & Christian, contribué pleinement au tube international « Get A Move On » de Mr Scruff, puis fondé le duo génialissime Fingathing en collaboration avec Peter Parker. Suivront trois albums, et une palanquée de maxis qui sortiront chez Grand Central puis Ninja Tune, et révèleront au grand jour le jeu et le son particulier de ce musicien qui devait forcément être amené un jour à agir seul. Pour cela, il aura attendu neuf ans et la sortie de « Feel Like a King… Pluck a String », un premier album qui tente de définir un nouveau genre musical appelé « wood hop », soit un mélange de jazz et de musique électronique agrémenté de beats et de samples. Dans notre jargon à nous, ce premier manifeste de Sneaky n’est à ranger nulle part ailleurs que dans la catégorie electro-hip hop, tout en intégrant le fait que le désormais résident berlinois y conserve des sonorités bien à lui, logique fil rouge de ce disque. Celles qu’il mélange dés « Frieden Schlieben », ou une contrebasse impose le rythme au violoncelle, aux samples et aux quelques fins arrangements contribuant à la légèreté du morceau. Ajoutez y un beat et vous obtenez « Mental Origami » sur lequel RQM apporte une touche hip hop pour finir par se rapprocher de l’ambiance prenante du fameux premier album de Saul Williams. Puis le décor est définitivement planté et, à l’exception des néanmoins excellents « Freak Train » et « Beduija », Sneaky prend ses distances avec Fingathing: les sifflotements de « On My Way » jouent de leur charme, la rythmique relevée et la saturation de « Grind The Coffee » offrent un relief agréable, tandis que « Catch a Buzz » et « Toytown Elegy » se démarquent par leur douce mélancolie. Tous sont autant de cordes à son arc qu’il est parvenu à tendre au fil de ses expériences discographiques, et qui lui permettent ici de planter sa flèche au coeur de la cible. Sans aucun doute, Sneaky en solo parlera à tous ceux qui, volontairement ou non, ne lui sont pas restés insensibles ces dernières années. A découvrir si ce n’est pas déjà fait.

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