Simian Mobile Disco – « Temporary Pleasure »

simian180Album
(Wichita/Coopérative Music)
17/08/2009

Alors qu’en 2007 l’un reprenait le tube de l’autre pour en faire un hymne au rayonnement universel, le destin de Justice et Simian Mobile Disco, les deux révélations electro de cette année là bien que différentes en de nombreux points, restera pour toujours étroitement lié. Deux ans plus tard, tandis que le duo parisien s’atèle à un nouvel opus qui devra prendre à contre pied une marque de fabrique devenue prévisible, James Shaw et James Ford prennent un peu d’avance avec la sortie évidemment attendue de « Temporary Pleasure », un deuxième album qui se démarque par la présence de nombreux invités passés devant le micro. Et force est d’avouer que, couplée à de telles productions, cette initiative offre indubitablement à Simian Mobile Disco de sortir un des disques les plus efficaces de cette année 2009. Musicalement ouvert en allant se frotter autant à la minimale qu’au hip hop (l’ovni « Turn Up The Dial » feat Young Fathers), en passant par l’electro, la house et la pop (« Cream Dream » feat Gruff Rhys), « Temporary Pleasure » joue sur une apparente facilité (« Cruel Intentions » feat Beth Diddo de The Gossip), gagne en accessibilité sans faire dans le putassier ni égratigner son impeccable cohérence (« Bad Blood » feat Alexis Taylor de Hot Chip, « Pinball » feat Telepathe) quand son prédécesseur ciblait un public nettement plus pointu. Cette fois, avec des hymnes aussi imparables que « Audacity Of Huge » (feat Chris Keating de Yeasayer) et « Off The Map » (feat Jamie Lidell), beaucoup devront prendre un ticket puis la file d’attente pour espérer mettre un seul pied sur le dancefloor. Et que les mauvaises langues tournent sept fois avant de parler: le duo ne doit pas la réussite de cette nouvelle salve aux seules contributions. Preuves en sont les titres que Simian Mobile Disco assume seul, ici totalement indispensables (« 10000 Horses Can’t Be Wrong », « Synthesise », le redoutable « Ambulance »). Du coup, même si on doute encore qu’il résiste à l’usure du temps, il ne fallait évidemment pas plus qu’une palette de sonorités si large, une telle science de la structure des compositions, et le savoir faire devenu incontestable de James Ford, pour que « Temporary Pleasure » prenne fièrement sa place dans la liste des « bons coups ». Enfin le talent de ces deux là nous pète à la gueule…

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