Prodigy – « World’s On Fire »

pro180DVD
(Take Me To The Hospital)
23/05/2011
Big beat

Il faut que ça sorte pour que l’on s’en rende vraiment compte: l’un des groupes live les plus monstrueux de l’univers sort son premier concert en son, en images, et en sueur, après plus de vingt ans de carrière. Damn! Si ce n’est de nombreux disques pirates de plus ou moins bonne qualité, une poignée de maxis, bootlegs ou compilations intégrant quelques minutes enregistrées en festival, les Prodigy ne comptent pas un seul album live à leur catalogue: incroyable mais vrai… Ils pallient donc aujourd’hui à ce vide intersidéral en enrichissant de fort belle manière ce champ de mines qui leur sert de discographie. Après un « Always Outnumbered, Never Outgunned » en demi-teinte, on avait peur de (l’ultime ?) retour de Liam, Maxim et Keith. « Invaders Must Die« , leur dernier album en date, vint pourtant lourdement les couronner, grâce à un retour aux sources futuriste comme on en voit rarement.

Le 24 juillet 2010, leur Warrior’s Dance Festival – point d’orgue de leur tournée – affichait sold out pour entendre leurs plus grosses boucheries au Milton Keynes Bowl, fameux réceptacle à concerts au Royaume-Uni. Accompagné d’un batteur et d’un guitariste, le trio joue son best of devant un public rendu sauvage par ce big beat de collection devenu intemporel. Ainsi, les meilleurs passages de leur dernier opus répondent à l’appel de ce pack CD/DVD (même Blu-Ray pour les perfectionnistes): le tube « Omen », le rétro « Warrior’s Dance », le coup de poing « Invader’s Must Die », ou la drum’n bass mammouth « Run With The Wolves » voient leur puissance décuplée au contact des projecteurs. Même si on peut leur reprocher de les sortir à chaque fois de leur veston troué, les classiques vont bon train, et vous n’échapperez pas aux « Firestarter », « Breathe », « Their Law » et autre « Smack My Bitch Up » qu’on ne présente plus. Flashback: un « Everybody In The Place » ainsi qu’un « Out Of Space » de 1992, et la boucle est bouclée…

Entre quelques prises des gaillards en backstage, le DVD offre également des morceaux choisis de leur tournée mondiale capturés entre Brésil, France et Japon, avec notamment un petit « Poison » qui fait mal là où ça fait du bien. Préparez donc psychologiquement votre lecteur DVD et votre 5.1, éloignez les enfants, les voisins, et les vases Ming de votre télé avant d’insérer le disque. Epique et old school.

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