Lavalier – « Lavalier »

laval180Mini album
(Autoproduit)
12/02/2011
Pop psyché

Six ou sept mois, c’est peut être finalement le temps qu’il faut à un album autoproduit de la côte Est américaine pour arriver jusqu’en France. Toujours est-il que celui là amène avec lui cette bonne odeur de révélation qui accompagne souvent depuis quelques années les productions du cru brooklynien. Formé autour de The Cloud Room, groupe indie new yorkais tout à fait recommandable et ayant connu un joli succès jusqu’à décrocher une synchro de pub Pepsi sur les terres de l’Oncle Sam, Lavalier était d’abord l’occasion pour Dave Horowitz et Steve Milton – deux échappés – d’exprimer pleinement leurs envies d’une pop mélancolique, psychédélique, et lo-fi.

Aujourd’hui noyau d’un collectif allant de six à quinze musiciens et chanteurs quand ils embarquent leur chorale avec eux, ils sortent là un premier mini-album de huit titres qui, s’il n’a pas encore trouvé écho en France, mériterait amplement que certains médias, labels et tourneurs se penchent sur son cas. Car lorsqu’on l’écoute, Lavalier n’a d’autoproduit que le statut, et se place à mille lieux des groupes amateurs sans autre choix que de se soumettre au sacro-saint do it yourself. La comparaison s’arrête d’ailleurs dès le premier titre, l’irrésistible « Santa Claus Ain’t Comin » armé d’une mélodie à tomber, emmené par des claquements de main fédérateurs imposant une bonne humeur qui, d’un coup de baguette magique, illumine les coeurs.

Dès lors, Lavalier prend comme des allures de next big thing, d’outsider capable de venir marcher sur les plates bandes bien préservées de ces groupes à succès qui usent de leurs charmes, de leurs sourires, et de leur joie de vivre pour vous faire définitivement chavirer. Et Dieu sait s’ils sont nombreux ceux qui, innocemment, avec leur air de ne pas y toucher, sont parvenus ainsi à ne plus quitter nos playlists. Et cette aptitude qu’à le groupe à réitérer (« Twilight Lovebite », la sucrerie « Thorns In My Side », la balade « Skin Of a Lion »), voire à multiplier les ambiances avec le même brio (le mélancolique « Mausoleum Key Party », les cinématographiques « Cour Des Rosiers » et « I Heart Ichor »), ne fait que renforcer cette impression d’avoir dégoté là un diamant qui ne va cesser de gagner en éclat à chaque ligne ajoutée à sa discographie. Décidemment, qu’on le veuille ou non, que ça plaise ou que ça agace, Brooklyn reste une mine, une source inaltérable de talents.

En écoute intégrale


Disponible sur
itunes16

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