Joakim – ‘Tropics Of Love’

Album / Tigersushi / 16.05.2014
Amours synthétiques

Disons le de suite. Il n’y a et il n’y aura pas meilleur disque pour illustrer les longues soirées d’été en approche. Pour son septième album, Joakim ne s’est jamais autant approché du sublime. Écho à une série d’illustrations de Camille Henrot, rarement une telle déclinaison n’avait semblé aussi familière. La passion de son géniteur pour l’esthétique eighties n’est certes pas une surprise mais, cette fois, Joakim parvient à lui donner la puissance nécessaire pour rendre son oeuvre intemporelle, et donc impérissable.

Équilibre subtil entre la rondeur de ses nappes synthétisées et la géométrie binaire de ses rythmiques, ce sixième opus est radical, porté par un tempo mesuré, propice à la sensualité. Plus que de pop, ‘Tropics of Love’ est un album soul (ou nu-soul si vous préférez), contaminé par les obsessions techno du compositeur. La collaboration avec Akwetey témoigne d’ailleurs de la richesse de cette idylle harmonieuse.

En résultent des hymnes érotiques, intimes ou fédérateurs, d’une ampleur considérable. Délimité par une narration chapitrée, l’album présente clairement un caractère pictural, dont la naïveté est d’ailleurs fort touchante. Plus surprenant encore, malgré l’économie de moyens engendrée par le déménagement du producteur à New-York, l’ampleur de la production étonne tant chaque pièce bénéficie d’un relief hors-norme. L’écoute à plein volume de ‘On The Beach’, l’audacieuse reprise de Neil Young, le confirmera. En clair, trois ans après sa dernière oeuvre en solitaire, le père de Tigersushi revient avec sa meilleure oeuvre, sans aucun doute un classique indispensable tant il génère une multitude d’émotions bienvenues.

‘Three Laser Fingers’, ‘Heartbeats’, ‘On The Beach’

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