Japandroids – « Post Nothing »

japan180Album
(Polyvinyl)
24/08/2009

Oubliez la pop guillerette qui accompagnait vos premiers émois adolescents. Largement servi par quelques garçons dociles qui tentaient ainsi de briser leur profil de gendre idéal, quitte à se mettre à dos le clan familial désabusé de voir son inoffensive progéniture passer du côté des « rebelles », le genre n’a plus grand chose à offrir quand il n’est pas couplé à une originalité sans faille. Avec Japandroids, composé d’un guitariste adepte du fuzz des années 90 et d’un batteur au jeu à la fois humble et impressionnant, le décor est désormais beaucoup plus sombre mais ne se prend pas plus au sérieux. La preuve avec « Post Nothing », un premier véritable album qui se contente autant de l’étiquette garage rock que noisy pop, qui fuit la complexité, et peint systématiquement toutes ses mélodies au marker noir indélébile pour qu’elles ne quittent plus votre cerveau. Du coup, c’est tête baissée, sans ajout, et avec un enthousiasme débordant au point de laisser penser à un line up complet, que les deux Canadiens se lancent dans ces huit titres accrocheurs reposant tout au plus sur une poignée d’accords. Et, véritable point fort de ce disque, cette telle débauche d’énergie n’empêche jamais Brian King et David Prowse, constamment obnubilés par des histoires de gonzesse, de sublimer chacun des titres, parfois seulement brièvement (« The Boys Are Leaving Town », « Young Hearts Spark Fire », « Crazy/Forever ») sinon sur toute leur durée. C’est le cas des indéboulonnables « Wet Hair », « Heart Sweats », et « Sovereignty » qui font incontestablement du pur, inconscient et humble « Post Nothing », une des belles surprises rock de cette année 2009. Et par la même occasion, la prochaine étape de votre parcours pop post-adolescent au cas ou vous refuseriez de grandir trop vite.

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