Japandroids – « Celebration Rock »

jap180Album
(Polyvinyl)
20/06/2012
Punk garage

En 2009, Japandroids avait allumé la mèche avec son premier album « Post Nothing« , puis s’était littéralement époumoné sur les braises un an plus tard à l’occasion de « No Singles« , une compilation de quelques uns de ses premiers morceaux qui, par son évidente qualité, fait aujourd’hui officieusement de ce « Celebration Rock » la troisième ligne de sa discographie. N’en déplaise aux rigides, d’autant que ça ne fait pas moins de ce nouvel album un évènement très attendu par tout un public enthousiaste à l’idée de se reprendre en pleine figure toute la fougue et l’intensité dont Brian King et David Prowse se sont toujours montrés capables. Parce que, soyons clairs, il ne faut pas s’attendre ici à ce que les choses changent. En seulement huit titres, le duo de Vancouver ne démord pas de ses habituels brûlots punk garage à l’interprétation volontairement douce-amère, constamment partagés qu’ils sont entre une certaine tension du désespoir (« For The Love Of Ivy ») et leur évident pouvoir fédérateur (« Adrenaline Nightshift », « Younger Us »). Ainsi, quitte à flirter parfois avec le bordélique, et parce que « Celebration Rock » transpire l’urgence de bout en bout, Japandroids ne se prive pas de nous le vomir à la figure jusqu’à y laisser ses tripes pour ensuite nous inviter, au mieux à quelques pas de danse glissés (l’irrésistible « The House That Heaven Built »), au pire à la communion autour de refrains ou de choeurs (« The Nights Of Wine And Roses », « Fire’s Highway », « Evil’s Sway »). C’est donc trempés de sueur et le bras tout endolori d’avoir trop tendu le poing qu’on accueille chaleureusement le final « Continuous Thunfer », seul moment de répit de l’album, et cerise sur le gâteau tant il s’impose comme un de ses moments les plus forts. Pas de fumée sans feu: les poussées pyromanes de Japandroids ont de nouveau frappé. Chaleur.

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