I’m From Barcelona – « Forever Today »

barca180Album
(Parlophone)
21/03/2011
Pop enchanteresse

Malgré tous les efforts déployés, la troupe suédoise de I’m From Barcelona restait jusqu’à maintenant, au sein de la scène indie rock, qu’une exception au capital sympathie débordant. C’est sûr qu’en déboulant à une trentaine de musiciens à chaque album, le collectif ne passe pas inaperçu. Seulement, les deux albums qu’il a à son actif (« Let Me Introduce My Friends » en 2006 et « Who Killed Harry Houdini? » en 2008) n’étaient pas encore assez constants et consistants pour véritablement marquer les mémoires et faire de lui un incontournable acteur de la pop actuelle. Chaque fois en effet, I’m From Barcelona a balancé un tube imparable finissant bien ancré dans tous les esprits (« We’re From Barcelona »), au pire en guise de synchro d’une pub télévisée (« Headphones »), sans que le reste du disque – seulement agréable – ne parvienne à les égaler. En 2011, « Forever Today » porte finalement bien son titre: la bande – toujours emmenée par un Emanuel Lundgren débordant de talent – fait désormais mouche à chacune de ses chansons, faisant même du premier single « Get In Line » au synthé gentillet, un des moins mémorables de cette sélection définitivement taillée pour nous accompagner jusqu’à la fin de l’été. Car, plus que jamais ici, les choeurs lumineux du groupe, comme ses très riches orchestrations (cuivres, banjo, glockenspiel ne cessent de rayonner), font immédiatement mouche, offrant à chacune de ses morceaux le potentiel de devenir un hit. Ainsi, dès l’entame, c’est un vent de bonne humeur qui souffle tout au long de ces dix pistes plus ou moins rythmées, destinées au 7-77 ans, donnant tour à tour envie de claquer des mains (« Charlie Parker », « Always Spring »), de chanter avec elles (« Battleships », « Forever Today »), voire de faire les cons et de se foutre de tout. Parce qu’en entrant sans sonner dans ce « Forever Today », on s’invite véritablement dans le monde des Bisounours. Un petit royaume magique truffé de cachettes merveilleuses (« Can See Miles », « Come On »), ou rien ne vient gâcher le décor, où tout le monde est gentil, naïf, chaleureux, inoffensif, et se raconte des histoires enfantines pour faire volontairement abstraction des pires tragédies qui pourraient frapper à sa porte.

Disponible sur
itunes21

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