Fidlar – « Fidlar »

fid180Album
(Wichita)
04/02/2013
Punk garage

Si vous pensiez trouver ici aiguilles et fils à tricoter, vous vous êtes plantés de porte. Fidlar, soit l’abréviation de « Fuck It Dog, Life’s A Risk », est un dicton bien connu des skateurs, devenu philosophie de vie pour ces quatre punks de Los Angeles qui ne refusent rien des petits plaisirs du quotidien, qu’il s’agisse de musique, d’alcool, de drogues ou de chaire. A l’image de cette fougue qui a si bien servi Metz récemment (« White On White »), d’un esprit provocateur et d’une arrogance qui n’est pas sans rappeler parfois les morveux de The Death Set (ressemblance flagrante sur « No Waves »), c’est dans une urgence toujours palpable que le combo lâche donc un premier album éponyme pour le moins abrasif, frappé d’une spontanéité qui fait plaisir à entendre, ou il aligne quelques brûlots de punk garage d’une redoutable efficacité, capables de véritablement devenir des hymnes générationnels. Pas de doute, avec un refrain aussi simple et direct que « I! Drink! Cheap! Beer! So! What! Fuck! You! », l’entame « Cheap Beer » saura sans nul doute taper dans l’oreille de jeunes écorchés, tout comme de jeunes hipsters de bonne famille y voyant l’occasion rêvée de défriser pour de bon leurs nobles mères. « Wake Bake Skate » et « Cocaine » en seront sûrement d’autres aussi. Mais la plaisanterie ne durerait franchement pas longtemps si Fidlar n’avait pas surtout le talent de composer ni plus ni moins que des tubes puisant au sein d’influences utilisées avec un tel naturel qu’on les croirait presque involontaires (« Whore », « Blackout Stout »). Qu’on en profite donc sans modération car le groupe ne fera certainement pas long feu: parce que l’insouciance aura raison de lui, ou parce qu’il perdra toute sa sève au moment de s’assagir.

itunes23

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