Clelia Vega – « Silent Revolution »

clelia180Album
(Vicious Circle)
22/02/2010

Il est toujours difficile chez nous, enfants de l’électrique à tout va, de s’étendre sur un album tel que ce « Silent Revolution », de lui offrir les mots appropriés. Pas forcément le vocabulaire, ni même les bonnes références… Pourtant, on ne pouvait passer sous silence ce premier disque de Clelia Vega qui, dès la première écoute et par un pouvoir émotionnel incommensurable, rase toutes les chapelles auxquelles on pensait à jamais appartenir.

Bercée très jeune par la musique d’un père guitariste au sein des Nuclear Device, groupe punk emblématique des années Béruriers Noirs, la demoiselle a plus volontiers pris le chemin inverse en s’abandonnant à la musicalité du piano, en composant très vite pour son propre compte, jusqu’à noircir des kilomètres de papier qui deviendront plus tard ses premières chansons. Mais pas d’amalgame: n’allez pas crier avoir trouvé la nouvelle Norah Jones parce que Clelia chante ses douceurs au piano.

En effet, c’est plutôt du côté du folk, de Regina Spektor, Cat Power, Portishead ou Joanna Newsome – pour n’en citer que quelques-uns – qu’il faut aller chercher la raison de la diversité musicale de ce bluffant « Silent Revolution ». Car Clelia Vega n’est pas une songwritter lisse et inoffensive: la fragilité et la douceur qui émanent de chacune de ses chansons vous serrent à la gorge comme pour mieux vous faire définitivement comprendre que sous ces bouts de doigts agiles se cachent des griffes prêtes à faire couler le sang.

Rarement toutes réunies au sein d’un même album, la mélancolie, la rage intérieure, des mélodies à tomber, et l’émotion continue ne seront pourtant pas seules à contribuer à cette belle réussite. Cyesm, producteur electro déjà auteur de plusieurs albums solo, et Rity (guitariste de Powell et de Drive In Static Motion) sont venus mettre leur grain de sel, parfaire de riches arrangements pour moderniser ce que le couple piano / violoncelle d’origine aurait pu très vite condamner au domaine du classique.

Une bonne idée car, si la mancelle parvient sans mal à se passer d’eux parfois (les sublimes « Stories People Have Are Not To Tell » et « On My Own »), tous deux lui offrent une toute autre dimension (« Old Lady Wishes »), peut être même les armes pour ne pas vieillir trop vite (« Woman »), et s’en aller piétiner d’autres territoires de chasse gardée (Emilie Simon sur « Summer Days ») qu’elle pourrait bien finir par s’approprier. Aucun doute, si jeune et si talentueuse, Clelia Vega peut désormais entrevoir avec ce « Silent Revolution » un horizon bien dégagé, peut être même un futur qui ne se conjuguera pas sans elle.

En écoute

Disponible sur
itunes5

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9 réponses à Clelia Vega – « Silent Revolution »

  1. Caillet 24 février 2010 à 1 h 38 min #

    Merci Mais quelle univers tu nous tansporte dans un monde qui t’apartien et je suis heureux de pouvoire entré chez toi mais!!! comment sortir tu nous transporte tu nous fait visité et sa! sa me plais telement ce que tu fait il y a bien longtemp que mes senses ne c’était pas autend éveiller et sa fait du bien merci l’artiste et Bravo!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Caillet 24 février 2010 à 1 h 45 min #

    Quand j’écoute le premiere de ton album je ne peux m’enpecher de pencer a l’amour vas savoire sous la pluis en direction de nul part vert rien juste avec toi et ta voie et l’intant present rien que celat comment faire je ne connait personne qui puisse sortire de ce troup noir aussi profont mais indispensable pour ce donner le temps de réflechire a……………..

    • ZIZOU 18 avril 2010 à 8 h 15 min #

      Caillet : c’est bien d’aimer Clelia Vega mais tu devrais aussi écouter des cours d’orthographe!!! C’est ahurissant la façon dont tu écris…ça fait mal aux yeux et aux oreilles!
      Sans rancune.

  3. Marie-Angéla 25 février 2010 à 12 h 49 min #

    Clélia, j’avais déjà entendu tes chansons et dès les premières notes je suis tombée sous le charme de ta voix et de tes mélodies… Un mot : Magnifique!

  4. Dominique 1 mars 2010 à 23 h 46 min #

    rêverie magique quelques moments d’abandon si doux
    merci pour cette vague de plaisir

  5. fino 4 mars 2010 à 21 h 54 min #

    beaucoup de sirop ?
    n’est il pas ?
    influences trop présentes ?
    Parfois ne vaut il mieux pas écouter les originaux ? Beaucoup de questions je me pose …..
    Pas mauvais , c’est sûr …….. mais ……

  6. Fab 12 mars 2010 à 16 h 23 min #

    C’est vraiment bien ce disque! J’aime bien… bonne ambiance! Dommage que les morceaux soient coupés à la fin (mais c’est mieux que rien!)

  7. thomas 22 décembre 2010 à 9 h 54 min #

    Merci, merci merci Clélia, chaque écoute est plus riche encore que la précédente… hate de te revoir en live

  8. Luci 1 juillet 2012 à 22 h 44 min #

    Et ben, pas beaucoup d’imagination. Bien sûr, pas désagréable, mais comme des centaines. Quand je pense que Les Allumés du Jazz l’encensent… Ce n’est ni allumé ni du jazz.

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