Awol One & Factor – « The Landmark »

awol180Album
(Fake Four)
15/02/2011
Indie hip hop

On a beau faire preuve de la meilleure volonté et déployer tous les efforts du monde, il est toujours très difficile de suivre les moindres faits et gestes d’Awol One tant le Mc semble passer le plus clair de son temps en studio. Ses albums se succèdent à vitesse grand V, toujours à base de collaborations. Mike Nardone, The Mascaria, eCID, LMNO, ou Fat Jack sont quelques-uns de ceux qui l’auront un jour accompagné tout au long d’un long format. Pourtant, il y en a deux dont les productions collent chaque fois particulièrement au flow élastique et nonchalant de l’Américain: Daddy Kev et Factor, avec qui chaque collaboration s’est souvent révélée mémorable.

Deux ans après un « Owl Hours » qui enfonçait le clou de son entente musicale avec Factor, déjà bien solide sur « Only Death Can Kill You » sorti deux ans auparavant, le duo récidive avec « The Landmark », ni plus ni moins la confirmation définitive que ces deux mecs-là sont bel et bien faits pour s’associer. La preuve puisqu’aucun titre – ou presque (« Frenemies ») – ne démérite ici, tant tous sont portés par cette parfaite complémentarité entre le flow nonchalant et élastique de l’un, et les productions hip hop aux accointances folk psychédélique d’un autre qui ne cesse décidément pas de voir sa renommée monter en flèche.

Du coup, en prenant comme ligne directrice les hauts et les bas de la vie d’un artiste en tournée, « The Landmark » regorge de pas mal de sucreries mélancoliques, voire glauques, collant parfaitement à l’ambiance délibérément choisie par le duo (« Perfect Opposites », « The Wasp », « People On Drugs », « Rewind Yourself »). Mais, pour que l’atmosphère ne devienne pas trop pesante, Awol One et Factor parviennent à régulièrement relayer ce voile sombre au second plan, à coups de titres efficaces (la retenue électrique de « Coming To Town » et « Real Late »), illuminés de refrains accrocheurs, de gimmicks bien trouvés (« Never Gonna Take Us Out », « Don’t Be Afraid ») ou par des featurings oxygénants (Ceschi, Moka Only, Abstract Rude & Ahmad, ou un Buck 65 comme on l’aime sur « Daze Go Bye »). A trois mois d’une nouvelle collaboration d’Awol One avec Nathaniel Motte, ce très bon « The Landmark » alimente donc lui aussi les regrets qu’on a à constamment se faire distancer par le Mc.

Disponible sur
itunes13

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