Wild Nothing – « Gemini »

wild180Album
(Captured Tracks)
25/05/2010
Dream pop

« Where are you going? Can I Come with you?« . C’est par ces deux interrogations que débute « Bored Games », sixième titre de « Gemini », premier album de Wild Nothing. Après plusieurs écoutes, et une attention toute particulière à « Drifter », la réponse ne se fait pas attendre: par sa voix parfois nonchalante, endormie (« Pessimist »), au grain parfois très féminin (« Summer Holiday »), Jack Tatum – leader du groupe – nous invite dans un univers qui n’a rien d’un jeu ennuyeux. Moins en tous les cas que celui des éternelles comparaisons. Pourtant, et parce qu’il faut parfois y passer, on pense ici à Beach House, à un sombre The Pains of Being Pure at Heart (“Summer Holiday”), à Radio Dept, My Bloody Valentine pour les guitares et leur révèrbe, ou aux Smiths et à leur Johnny Marr (“Our Composition Book”) qui n’en finit plus de laisser une empreinte déterminante pour tellement de groupes indie actuels. Dans son ensemble, « Gemini » est un disque triste, mais aussi jovial, bourré de ces petites choses qui rendent la mélancolie assez belle pour ne plus avoir envie d’en sortir. Peut être opportuniste comme le clameront certains, Wild Nothing conserve ce mérite de composer de véritables perles, magnifiées par la voix de Jack Tatum, et illuminées de synthés clairement 80’s. « Gemini » est très certainement un disque d’hiver, venu à nous en plein été, qui donne envie de découvrir la Virginie natale de Jack Tatum, de se lancer sur la route, et se perdre dans le désert au son marquant et parfois nostalgique de ce groupe apprivoisable. C’est donc haut la main qu’il réussit l’étape souvent décisive du premier album.

En écoute




Disponible sur
itunes11

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