Vanishing Life – ‘Surveillance’

Vanishing Life – ‘Surveillance’

Album / Dine Alone / 02.12.2016
Post hardcore

Walter Schreifels aura bientôt cinquante ans, et la passion qui l’électrise depuis tout jeune ne l’a jamais quitté. Connu depuis la fin des eighties pour avoir projeté Gorilla Biscuits, Quicksand, et Rival Schools au panthéon des groupes hardcore et post hardcore, l’Américain – malgré un début de nouveau siècle en demi-teinte – n’a jamais levé le pied, agrippant guitare et micro avec peut-être moins d’énergie mais tout autant de véhémence, toujours pour le bien et l’authenticité de chacun des projets dans lesquels il se jette corps et âme. A force de côtoyer maintenant pas mal de générations de musiciens, c’est aujourd’hui entouré de membres de Rise Against (Zach Blair) et And You Will Know Us By The Trail of Dead (Jamie Miller et Autry Fulbright) qu’il vient donner naissance au premier album de Vanishing Life, deux ans après un premier Ep qui en dessinait déjà d’intéressants contours.

Armé d’un chant devenu gage de garantie, le quatuor est au premier abord la simple addition des talents qui le compose. Moins hardcore que Gorilla Biscuits, mais plus que Rival Schools dont on se prend encore quelques jolis relents mélodiques ici (‘Image’, ‘People Running’), Vanishing Life navigue tranquillement au creux de la vague (‘Outlier’, ‘Seven Pointed Star’, ‘Big Other’), chavirant de temps à autres vers des influences nouvelles qui ne font qu’enrichir le propos. L’entame ‘Realist’ laisse ainsi percer quelques pointes d’un post punk burné, tout comme cet imparable ‘Thinking Weightless’ trahissant l’intensité chère au passé de Schreifels. Entre temps, le post hardcore pur et dur reprend ses droits (‘Pretty Ruined’), tandis que le punk tente brièvement d’en négocier quelques-uns (‘Exile’).

Né d’une rencontre fortuite à l’occasion d’un festival belge en 2013, Vanishing Life concrétise ici brillamment ce qui sonne malgré tout comme une récréation, tant au niveau de l’envie transpirant de ce ‘Surveillance’ que de la simplicité diablement efficace de chacune de ses compositions. Telle une photographie des trente dernières années offertes par le punk hardcore, le disque réveille avant tout les souvenirs d’une époque ou spontanéité et message restaient les deux piliers du meilleur rock d’alors. Mais de là à dire que Vanishing Life surclasse Quicksand ou Rival Schools, il y a un fossé encore impossible à enjamber.

‘Realist’, ‘Pretty Ruined’, ‘Image’, ‘Thinking Weightless’


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