Uneven – « On Fire »

On Fire[Album]
01/04/2008
(Sushi Prod/Rue Stendhal)

« U« , premier album sorti il y a maintenant quatre ans, laissait déjà présager d’un bel avenir, malgré quelques marques de jeunesse auxquelles il fallait seulement accorder un peu de temps pour qu’elles s’estompent. Et, si Uneven a pris son temps pour accoucher de son deuxième album, nous n’aurons pas attendu pour rien: « On Fire » marque un joli pas en avant pour ces rockeurs de région parisienne qui n’ont pas pris pour autant le parti d’abandonner leur farouche volonté de plaquer un rock sans concession, mélodique et anglophone, à l’heure ou il est beaucoup plus facile de céder au formatage pour sortir définitivement de la cave. Une évolution rassurante quelque part, puisque le vent aurait clairement pu tourner quand Uneven s’est vu attribuer pendant trois années de suite la bande son d’un jeu vidéo, exercice habituellement confié à quelques groupes plus mainstream faisant également office d’outil marketing. Au lieu de cela, le combo s’est fait plaisir, s’est particulièrement appliqué pour ce nouvel opus dont il a confié la production à Chris Gordon (Baby Chaos, Deckard…) qui s’en est plutôt bien tiré, au point d’offrir à Uneven un costume digne de certaines références américaines. On y vient, car si les parisiens sont incontestablement inspirés, déroulent un rock bien huilé, les ressemblances pleuvent, de Finch à By a Thread en passant par quelques pontes émo-néo-machin-chose de ce début de siècle (« Slowly », « Piave »), égratignant au passage l’impact de ce disque qui, en mettant les petits plats dans les grands, aurait bien mérité un peu plus de personnalité. Ce qui n’empêche pourtant pas d’apprécier à leur juste valeur quelques refrains voués à rester (« Addicted »), d’accueillir généreusement quelques vents de saturation bien amenés (« Better Of Me », « Candy’s Skin »), et même d’esquisser un sourire sincère sur la reprise musclée du « Get Up Stand Up » de Bob Marley. Pour ces simples raisons, Uneven mérite qu’on y jette une oreille. Tout en sachant que, comme ses références dont on entend quasi plus parler aujourd’hui, ce « On Fire » arrive après l’orage, et aurait bénéficié d’un tout autre accueil s’il était sorti il y a une poignée d’années. Mais il transpire le fun tout en ne se prenant pas au sérieux. Et dans ce registre, c’est déjà beaucoup..

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