Underground Railroad – « Twisted Trees »

Twisted Trees[Album]
01/02/2006
(Dirty Witch/Musicast)

Underground Railroad fait partie de ces groupes français, dévoreurs de scènes, dont on entend fréquemment parler sans jamais avoir eu l’opportunité de l’écouter. Alors quand arrive « Twisted Trees », premier album succédant un premier Ep sorti en janvier 2004, l’occasion est trop belle pour ne pas passer à côté. Et force est d’avouer que la réputation de ce trio parisien n’est pas usurpée, tant son univers musical est intéressant car névrosé, puissant, brut et volontairement cradingue, laissant la porte ouverte à l’affiliation Sonic Youth

Car insérer ces onze titres dans votre platine est comme ouvrir grand les bras à une haute dose de punk, de noise et de pop sauvage, qui a déjà permis au groupe de se produire de nombreuses fois en Angleterre, avant que n’arrive le tour du Canada, de la Suisse et des Etats-unis cette année, tous bien plus sensibles au talent du groupe que ne peut l’être la France, notre beau pays définitivement insensible aux déflagrations rock n’roll. Underground Railroad est de ces acteurs sans frontière, allant vers qui veut bien l’écouter, emmené par la voix envoûtante et écorché de Pam, chanteuse guitariste se partageant le chant avec un bassiste disjoncté et un batteur blindé à la Duracell. « Twisted Trees », produit par l’anglais Josh Hudes pour un maximum de puissance, transforme le buzz en évidence. La musique de ces parisiens du monde est imprévisible, déborde de spontanéité, de fraîcheur, de rage mais d’originalité aussi, le répertoire se situant bien loin de ce rock éphémère, formaté et putassier. Ici, chaque instrument en prend pour son grade, rien est épargné au profit des tripes, mais tout reste assez audible, preuve que les Underground Railroad ont acquis assez de maturité pour s’avérer captivants de bout en bout et de long en large

Écoutez simplement « Cookies & Milk » à l’intensité dichordienne, le possédé « Sweet », le destructeur « Hollywood Whore », le bruitiste « Slouch », ou le renversant « Mr Green » de clôture, pour vous rendre compte à quel point ces parisiens sont inspirés et habités d’une furieuse envie de bousculer le rock français anglophone. Mais ça, malheureusement, trop peu d’hexagonaux s’en rendront compte..

En écoute

1. Hollywood Whore     
2. Headache     

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