Two Lone Swordsmen – « Wrong Meeting 2 »

Wrong Meeting 2[Album]
18/06/2007
(Rotters Golf Club/Nocturne)

« Emissions Audio Output » sorti en début d’année avait contribué à apaiser quelque peu notre impatience de voir débouler un nouveau véritable album de Two Lone Swordsmen. C’est chose faite avec les neuf titres de ce « Wrong Meeting 2 » (le premier n’était sorti qu’en vynil box set) lui donnant une couleur rock beaucoup plus prédominante que sur les précédents opus. Mais alors que beaucoup de producteurs electro tentent, parfois en vain, de suivre la tendance en incorporant une bonne dose de six cordes à leur travail, retrouver cette approche dans les compositions d’Andrew Weatherall et Keith Tenniswood n’est pas vraiment une surprise tant le background de chacun, et notamment celui du premier, en est fortement teinté. En effet, Weatherall fut un des premiers à marier beats électroniques et guitares, au point d’être appelé l’inventeur de l’indie dance grâce à son travail au sein de Primal Scream, Flowered Up et My Bloody Valentine. Cette passion, il en refait une nouvelle fois son leitmotiv avec « Wrong Meeting 2 », un nouvel opus puisant dans des influences autant garage (« The Ghosts Of Dragstrip Hollow », « Blue Flames ») que rockabilly (« Hey Debohah Anne ») baignées dans une bonne dose d’électronique et un son typiquement anglais. Pour lui, et contrairement à beaucoup d’autres, le rock n’roll est une musique futuriste, un point de vue qu’il souligne clairement lorsqu’il annonce vouloir « aller dans le passé, mais regarder l’avenir, et ne pas s’embourber dans le présent« . Soyons francs, « Wrong Meeting 2 » n’est pas de ces disques qui font vraiment avancer le schmilblick mais il a le mérite d’être très efficace, surtout lorsqu’il est emmené par des guitares héritées du punk rock, soulevé par des riffs accrocheurs, et tiré vers le haut par un chant déterminé et convaincant (l’excellent « Glories Yesterday » reprenant les mélodies d’une vague électronique passée). Le coeur de Two Lone Swordsmen balance donc régulièrement entre rock (« Mountain Man »), punk funk (« Shack 54 », seul titre instrumental de l’album), et dub (« Born Bad, Born Beautiful »), sans jamais décontenancer l’auditeur grâce à une réelle volonté de faire de ce nouvel essai un disque cohérent. Et à défaut de faire preuve d’une incontestable originalité, de pondre une musique résolument futuriste, Weatherall et Tenniswood ont au moins le mérite de la rendre extrêmement efficace et de la faire sonner comme si elle était intemporelle. Ce qui n’est déjà pas rien..

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