Tricky – « Vulnerable »

Vulnerable[Album]
20/05/2003
(Anti/Pias)

« Vulnerable », en septième album de crooner obscur, est ce divertissement tant attendu, humble mais sciemment vissé, sous le soleil de Californie. Tricky se redécouvre, renaît de la came « Maxinquaye » et entame une troisième vie (la première étant « The Wild Bunch ») déjà amorcée avec « Blowback », qu’on se rappelle riche en VIP (Kiedis, Cowalczyk, Morisette) et perforé de sournoiseries mesquines. Un faux américain sincèrement touché qui s’exorcise en fond de piste. « Vulnerable » est un disque de fin de carrière où le héros finit au soleil de San Diego, à regarder les vagues, Wagon Christ sur les oreilles

Bien loin des Specials ou du dub botano de Lee [Scratch] Perry, Adrian Thaws, derrière le masque de Tricky, restaure parfois de mémoire son souvenir, sain. Un trip hop prolifique, armé des exigences pour s’accrocher aux top charts, où la condition de l’homme et du dieu (« Wait For God »), de ses relations avec celui-ci (« Dear God ») se mêlent aux saveurs de l’instant présent (« Moody », « How High ») dans une mouvance post-No Future, mais surtout post-11 septembre, dixit Tricky lui même. Un homme nouveau, cotonné à la belle Constanza Francaville (future diva en devenir parfaitement dans le ton de l’album), délivré des structures arty trash et mieux encore, délivré de Bristol. Judicieux pour aborder la discographie hétérogène du « dark prince »; du reste, on le préférait hardcore des débuts

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