Transplants – « In a Warzone »

Album
(Epitaph)
24/06/2013
Punk

En 2002, Tim Armstrong et Travis Baker, accompagnés de Rob Aston, frappaient ensemble un grand coup en se lançant dans Transplants, appelé à les divertir des autoroutes Rancid et Blink 182. Sans véritable attente ni prétention, posé sur une base évidemment punk, le trio laissait alors souffler de nouvelles influences – de la drum n’bass au ragga en passant par le hip hop – et accouchait d’un premier opus qui ne laissait pas indifférent, contrairement à son successeur qui, trois ans plus tard, voyait l’enthousiasme du public s’essouffler quelque peu. Comme refroidis, tous sont donc repartis à leurs occupations principales, laissant le temps faire son oeuvre jusqu’au retour de l’envie et de l’inspiration.

Il aura donc fallu patienter huit ans pour que le trio se retrouve et pense finalement à offrir un troisième album à ses fans. Plus épuré, plus direct, « In a Warzone » force à constater que ses deux mentors ont sensiblement pris le dessus sur les compositions: un constat qui ne se fait pas attendre (les deux uppercuts « In a Warzone » et « See It To Believe It » suivis plus tard de « Completely Detached » et « All Over Again »), qui rappelle régulièrement le territoire musical cher à Rancid, avant que les envies d’ailleurs (l’élan pop de « Come Around ») comme les subtilités propres aux Transplants (hip hop sur « Something’s Different », drum n’bass sur « It’s a Problem ») finissent par remonter à la surface.

Ces dernières n’étant malheureusement pas les plus convaincantes, elles effritent encore aujourd’hui la raison d’exister de Transplants dont l’originalité n’est pas sans lourdeurs, et dont on finit ici par n’attendre que de nouveaux morceaux rancidiens. D’ou l’impact non négligeable des « Back To You », « Any Of Them » et « Silence » sur l’impression générale laissée par ce disque synonyme de retour aux sources. Néanmoins, qu’il s’agisse d’une conséquence de la longue absence de ses géniteurs et/ou tout simplement de compositions plus efficaces, « In a Warzone » procure un peu plus de satisfactions qu’un « Haunted Cities » passé jadis quasi inaperçu. Toujours ça de gagné en attendant de pied ferme un nouvel album de la bande de Tim Armstrong annoncé cette année.

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