Transplants – « Haunted Cities »

Haunted Cities[Album]
31/08/2005
(Atlantic/Warner)

Ce qu’on pensait être qu’une courte récréation lucrative pour Tim Armstrong et Travis Barker prend désormais la tournure d’un réel projet à long terme. Le premier album des Transplants faisait plutôt bonne figure avec une recette plutôt originale, mêlant punk, hip hop et drum and bass. Seule chose ayant changé avec ce « Haunted Cities », un passage chez une major pas vraiment mérité puisque cette deuxième galette semble vouloir prendre la suite logique de l’époque Hellcat mais l’effet de surprise en moins. Nous voilà donc en possession de douze titres pas vraiment enthousiasmants puisque plutôt en demi teinte par rapport à ceux d’il y a maintenant trois ans. Si quelques titres comme « Not Today », « Killafornia », ou « Madness » parviennent quand même à estomper cette désagréable impression de manque d’inspiration, d’autres au contraire comme « Apocalypse Now », « Gangsters And Thugs », ou « I Want It All » ne produisent véritablement aucun effet. Pire, à l’écoute de « What I Can’t Describe », au refrain pitoyable, et dans une moindre mesure « Doomsday », on se demande même si les Transplants ne cherchent pas à prendre le chemin des ondes tout droit tracé par les Black Eyed Peas. L’album de la confirmation, exercice toujours délicat, n’est donc clairement pas celui qu’on pouvait attendre de la part des Transplants, pourtant aidés par les apparitions de Vic Ruggiero, Rakaa, Boo Ya Tribe et des essoufflés Sen Dog et B Real de Cypress Hill. « Haunted Cities » laisse donc un vieux goût de Coca chaud sans bulle, même pas assez potable pour en faire un Mr Freeze…

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