Tim Presley’s White Fence – ‘I Have To Feed Larry’s Hawk’

Tim Presley’s White Fence – ‘I Have To Feed Larry’s Hawk’

Album / Drag City / 25.01.2019
Folk psyché


Dire qu’il s’est passé beaucoup de choses dans la vie de Tim Presley depuis son dernier album solo, For The Recently Found Innocent, serait un euphémisme. En seulement quatre années, le californien est en effet sorti des sentiers battus de sa carrière pour aller stimuler son processus créatif aux côtés de Cate LeBon (DRINKS) en 2015 et 2018, puis a remis le couvert pour une nouvelle fournée avec Ty Segall en juillet dernier. Un rythme effréné pouvant peut être s’expliquer par le lien évident qui lie ces trois musiciens : un talent immense conjugué à une imagination sans limites.

Le résultat attendu de cette équation n’en était que trop prévisible : l’influence du travail qu’a fourni Tim Presley avec ces deux artistes se ressent plus que jamais dans I Have to Feed Larry’s Hawk. Cet album se distingue assez nettement de ses prédécesseurs de par le degré de complexité dont il fait preuve, tant dans l’arrangement sonore que dans les instruments qui le composent. Le piano, par exemple, qui n’avait jusqu’à maintenant très peu été utilisé dans ses précédents opus, tient ici une place centrale et se révèle particulièrement somptueux sur les ballades Phone, I Can Dream You, et Indisposed. Il en va de même avec l’utilisation du synthétiseur et de la batterie électronique, deux idées qui semblent ingénieusement piochées de sa collaboration avec Cate LeBon, comme sur l’entame, Lorelei, Indisposed ou encore le diptyque instrumental final Harm Reduction. Au milieu de ces expérimentations se distinguent néanmoins I Love You, Neighborhood Light et Until I Walk, ces trois morceaux rappelant beaucoup plus clairement le style du White Fence ‘d’avant’.

De manière générale, l’album se présente comme un savant mélange des différentes facettes créatives de l’artiste, et l’ensemble crée une atmosphère psychédélique des plus réussies. De plus, les influences des Velvet Underground, The Doors ou encore Pink Floyd époque Syd Barrett sont palpables. En fait, tout se passe comme si Tim Presley nous ouvrait une fenêtre sur une infime partie des confins de son imagination à travers ce dernier opus. Celui ci marque donc une étape supérieure dans sa carrière, tout en laissant présager de bons augures quant à ses futurs projets.

ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE
I Have to Feed Larry’s Hawk, Lorelei, Neighborhood Light, Indisposed


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