Thursday – « A City By The Light Divided »

A City By The Light Divided[Album]
15/05/2006
(Island/Universal)

Depuis la sortie de « Full Collapse » il y a maintenant quelques années chez Victory, Thursday n’a jamais cessé d’évoluer malgré un passage en major souvent synonyme de formatage. « War All The Time », il y a trois ans, confirmait tout cela de la plus belle des manières. Seulement depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, et bien malin était celui qui pouvait prédire le son et l’orientation de ce « A City By The Light Divided », du coup sur la corde raide, surtout que quelques démos non finies tournaient sur le net depuis l’an passé contribuant aux rumeurs les plus infondées. Une chose est sûre, Thursday a voulu encore évoluer, processus normal d’évolution pour tout groupe qui se respecte, lui et son public

Déjà bien à part dans le paysage émo, les portes de l’inconnu s’ouvrent alors en grand lorsqu’on introduit le disque dans la platine. Ce n’est que quarante cinq minutes plus tard qu’on arrive à la conclusion que ce « A City By The Light Divided » n’est peut-être pas le meilleur opus du groupe mais de loin le plus novateur. Dans le son déjà, plus live, presque brouillon mais jamais baigné dans la surproduction qu’on nous assène régulièrement. Les compositions ensuite, beaucoup plus complexes, comme ce « The Other Side Of The Crash/Over And Out Of Control » d’ouverture ou les plans se multiplient au point de donner l’impression à l’auditeur d’avoir déjà traversé une poignée de titres. Au-dessus de ce nouvel opus plane constamment cette énergie froide caractéristique chez Thursday, donnant naissance par exemple à « At This Velocity », un des titres les plus chaotiques du groupe, au plus contenu « Running From The Rain » et au plus intense « The Lovesong Writer » ou la voix de Geoff Rickley, volontairement lointaine, n’a jamais aussi bien résonné

Thursday reste ancré dans un genre tout en enfonçant le clou de l’originalité en optant pour la complexité des productions. Écoutez par exemple le déconcertant « Into The Blinding Light » sur la fin de l’album, preuve incontestable que le groupe n’a pas d’équivalent sur la scène. Un statut qui ne se gagne qu’en s’arrachant un peu les cheveux au moment de la composition. Thursday est spécial, sans aucun doute, préfère la cohérence d’un disque dans sa totalité plutôt que de pondre une série de singles. On aime ou on déteste mais impossible de jeter la pierre à une des seules formations tentant autant de se démarquer d’une nébuleuse de plus en plus risible..

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