Thomas Belhom – « Remedios »

Remedios[Album]
01/02/2004
(Ici d’Ailleurs/Wagram)

« Débarrassé » de son aventure avec Naim Amor au sein d’Amor Belhom Duo, Thomas Belhom, son périple texan lui ayant permis la rencontre et quelques collaborations avec John Convertino (Calexico) et Howe Gelb (Giant Sand), se propose aujourd’hui à nos oreilles curieuses avec un premier album risqué mais réussi. « Remedios » évite brillamment le piège du batteur en solo et s’avère, bien que très sombre et un tantinet élitiste, un beau moment ou finesse, feeling et douceur se donnent la peine de donner le meilleur d’elles mêmes. Nous ne rentrerons pas dans le détail de cet opus car c’est bien d’un point de vue général qu’il faut le juger. Marchant sur un fil entre improvisation et travaux structurés, Thomas Belhom hésite souvent ici entre exercices difficilement compréhensibles et sorte de folk minimale countrisante qui, heureusement, ne fait que porter plus d’intérêt sur cet album, de ce fait contrasté. Novateur mais accessible dans sa majorité, « Remedios » reste également touchant, chose rare à l’écoute de telles productions qui souvent perdent ainsi en émotion. Thomas repousse un peu plus loin les limites de son instrument, parvient presque, avec l’aide de Red, David Grubbs, Viva Yazon, Gilles Constantini, Pierre Favard, à lui attribuer son langage. Accessible mais ciblant un public très spécialisé, Belhom ne s’expose qu’à une seule critique, celle du côté soporifique de sa réalisation. N’empêche que les insomniaques y gagneront un joli moment.

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