Them Crooked Vultures – « Them Crooked Vultures »

them180Album
(Interscope)
16/11/2009
Rock burné

En décidant de faire route commune, il ne fallait pas s’attendre à ce que la force de frappe de Nirvana, les riffs en acier fondu de Queens Of The Stone Age et les lignes de basse de Led Zeppelin laissent indifférents. Ainsi, depuis l’annonce de son line up de rêve, Them Crooked Vultures ne cesse d’alimenter un buzz bien agité par ses multiples apparitions durant la saison des festivals, au moment même ou son nom était officiellement dévoilé. Ce premier album éponyme est donc l’occasion tant attendue de tendre l’oreille sur l’alchimie de ces trois rockeurs multi-générationnels.

Comme on pouvait s’en douter, Josh Homme ne pouvant remettre totalement en question son chant et son jeu de guitare, ces treize titres lorgnent logiquement vers le registre de Queens Of The Stone Age, autant rythmiquement que dans ses allures incandescentes (« Dead End Friends »). A l’exception peut être de « Reptiles » qui puise un peu plus dans des influences de trente ans d’âge. Derrière lui, John Paul Jones n’a plus qu’à suivre avec sa classe toute naturelle en se glissant de temps à autres derrière le clavier (« Caligulove »), et Dave Grohl transformer le tout en machine de guerre. Car du point de vue rythmique, Them Crooked Vultures impressionne: ici rien est superflu, et surtout rien ne dépasse. Pour le reste, difficile de s’assoir sur cet énorme pressenti qui nous tient depuis l’annonce de sa création: celui d’avoir affaire à trois rockeurs bien installés, dont deux en admiration devant leur idole, s’offrant une excitante récréation avant de retourner à leur routine internationale. En effet, Them Crooked Vultures ne prend ici aucun risque qui puisse le faire trébucher, tandis qu’on accorde assez d’expérience et de talent au trio pour que ce disque puisse quasiment sonner comme une répétition définitivement gravée dans l’analogique.

Une fois ce décor bel et bien planté, on apprécie plus objectivement la prestation: « No One Loves Me & Neither Do I » reflète impeccablement les qualités de chacun, une poignée de titres illustrent un bon début d’osmose plutôt qu’un simple puzzle recomposé (« Warsaw Or The First Breath… », « Elephants », « Gunman »), « Mind Eraser No Chaser » aurait du inciter à tendre un peu plus le micro à Grohl tout au long de l’album, et « Interlude With Ludes ou l’excellent « Scumbag Blues » (qui plaira à General Elektriks) à généraliser des morceaux un peu plus casse gueule qui auraient fini d’emmener ce all star band sur un terrain plus original. Du coup, bien que logiquement posé tout en haut de la meute, Them Crooked Vultures ne fait que livrer ce qui était prévisible. Sans surprise, sans ce petit plus dont l’absence manque parfois terriblement et qu’on est en droit d’attendre de la part de trois génies du rock.

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4 réponses à Them Crooked Vultures – « Them Crooked Vultures »

  1. Triska 17 novembre 2009 à 21 h 24 min #

    Une critique ma fois objective du disque, car j’ai pu lire des choses déplorables sur d’autres sites français. Ceci dit, dommage que vous ne voyiez plus ça avec les yeux émerveillés d’un fan. Car cette formation fait rêver, et l’album est vraiment excellent.

  2. micheldenisot 18 novembre 2009 à 13 h 19 min #

    non c’est de la merde l’album

  3. Benjamin F 18 novembre 2009 à 13 h 36 min #

    Globalement d’accord quoiqu’un peu plus sévère, l’album pouvant pousser le vice jusqu’à l’ennui 😉
    http://www.playlistsociety.fr/2009/11/them-crooked-vultures-st-6510.html

  4. zazou 25 novembre 2009 à 21 h 48 min #

    mais d’ou vient le nom du groupe? Fallait quand même le trouver, lol, un nom pareil

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