The Sainte Catherines – « Dancing For Decadence »

Dancing For Decadence[Album]
20/03/2006
(Fat Wreck Chords/Atoll)

C’est une évidence, Fat Wreck Chords semble vouloir se sortir du ventre mou de la scène punk américaine. Sortant à peine d’une longue période de disette où chacun de ses groupes, sonnant tous de manière identique sans véritablement évoluer, manquait trop d’originalité pour faire l’unanimité, le label a repris une politique de signature lui permettant de sortir quelques albums redorant son blason. C’était le cas tout récemment avec la sortie du premier opus de The Loved Ones, et ça continue encore aujourd’hui avec la signature du premier groupe canadien à son catalogue, j’ai nommé The Sainte Catherines

Pourtant ce combo de Montréal, composé d’activistes locaux, n’en est pas à son coup d’essai. Avec déjà près de cinq cents concerts, deux albums, un Ep et deux splits derrière lui, le sextet aux trois guitares est déjà bien rodé. Vous l’aurez compris, il vous faudra une certaine affection pour la six cordes pour vous avaler d’un trait les douze titres de ce « Dancing For Decadence » s’inscrivant dans la voie toute tracée par Leatherface ou Hot Water Music d’une part, et par Motley Crue et Tragedy de l’autre. Mais les influences restent nombreuses et se cantonner à celles ci serait trop réducteur, la musique de The Sainte Catherines étant ni plus ni moins un punk n’roll mélodique bien baveux aux rares accents typiquement hardcore ou métal, baigné dans la bière, ou l’on s’attarde, une roteuse à la main, sur des sujets sociaux ou plus généralement sur la pauvreté grandissante de notre beau monde

Et pour enfoncer le clou, c’est Alex Newport (At The Drive In, Sepultura, Melvins…) qui s’est collé à la production, histoire d’assurer un son des plus massifs à cet album contenant quelques perles du genre (« Burn Guelf Burn », « Confession Of a Revolutionary Bourgeois Part 3 », ou l’excellent « I’d Rather Be Part Of The Dying Bungee Scene »). « Dancing For Decadence » est de ces opus balancés dans l’urgence, parfaitement résumé par cette phrase de Beckett ornant la pochette: « Quand on est dans la merde, il ne reste plus qu’à chanter ». Tout est dit

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1. Ring Of Fire=4 Points     

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