The Rubiks – « Universal Satisfaction »

rub180Album
(Sk Records / Rejuvenation / Boom Boom / R’n’R Masturbation)
10/2009
Tambouille indie rock

Digne descendance de ce que j’appellerais, avec beaucoup de respect, le sous sol de l’underground français, The Rubiks adoptent finalement toute l’attitude et l’approche des groupes à qui ils empruntent les musiciens. Car derrière ce nom, qui avait seulement émergé en 2003 lors d’une première démo et quelques concerts donnés depuis, se cachent quelques éminents représentants d’une scène française toujours prête à bouffer des kilomètres et aller voir si la météo des autres n’est pas plus agréable que la nôtre. Je parle évidemment des environs lyonnais, là ou Kabu Ki Buddah, Ned et Duracell ont un jour décidé que leurs journées passeraient en musique, et bruyamment si possible. Avec un tel background, The Rubiks pouvaient donc difficilement être prévisibles et jouer de facilité sur « Universal Satisfaction », un premier album qu’on n’aura pas venu venir, mais qu’on écoutera sûrement longtemps tant il pulvérise ce foutu formatage, et multiplie les influences pour une trop rare richesse de composition. Car s’ils rappellent quand même Fugazi dans leurs moments les plus sages (le très bon titre éponyme), The Rubiks chiffonnent plus généralement leurs cahiers d’école et reprennent tout du début pour s’offrir une totale liberté et s’échapper des habituels carcans dans lesquels on aime enfermer les groupes, quand ils ne se chargent pas de se passer eux-mêmes les menottes aux poignets. Au contraire, tout en ne sacrifiant jamais les mélodies, le plaisir et même parfois un mauvais goût bien volontaire, ces trois lyonnais préfèrent un long périple de vingt deux minutes en tout début d’album ou, dans une ambiance improvisée et selon les envies, trinquent rock indé, funk électrique, prog, noise, disco, pour ne citer que ceux là. Et quand ils reviennent à un format plus conventionnel, c’est pour varier les rythmiques et feinter les fins (« Columbine Sons Of Satan », « Ugly Duck »), ou pour une ballade aux synthés grossiers et au pitch en vrac (« Spread Your Wings »). Juste pour faire chier les bien pensants, qui chercheront peut être aussi ce génial « Universal Satisfaction » en CD, alors qu’il n’existe qu’en vinyl et k7. Jusqu’au bout…

Album disponible ici.

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