The Pookies – « Stunts, Fights And Mariachies »

Stunts, Fights And Mariachies[Album]
24/10/2005
(Dirty Witch/Musicast)

Si parfois le buzz autour d’un groupe sent le marketing à plein nez, il est rare qu’il en soit de même au sein de la scène indépendante. Sur pied depuis une poignée d’années, on entendait souvent parler des Pookies sans jamais avoir jeté une oreille sur sa musique. Fallait quand même le savoir, qu’au bon milieu d’une ruche de formations punk, le trio allait, avec ce premier album « Stunts, Fights And Mariachies », devenir une véritable révélation, un des seuls groupes frenchies à pouvoir faire la nique aux meilleurs

Mais oui, n’ayons pas peur de le dire, on n’a pas fini de parler des Pookies. Elevés au punk mélodique qu’ils affichaient sur un premier Ep en 2001, ces stéphanois l’ont progressivement enrichis d’accents rock n’roll (« New Orleans », « Green Host »), d’influences un brin emo, même si avec cette production volontairement poussiéreuse, ils sont loin d’être similaires à cette vague démesurément exploitée. C’est rock donc, balancé dans l’urgence (« 1933 ») pour plus de spontanéité et pour une crédibilité époustouflante. C’est quand même trop rare aujourd’hui, d’entendre un groupe autant s’éclater pour qu’on oublie de le mentionner. Alors, certes, on se laisse aller à quelques comparaisons, positives néanmoins, avec Propagandhi (« Pathetic »), Hot Water Music (« 

1. Dance Hall Ripper     
« ) ou même The Marshes (« Democratie For Dinner », Over And Over And Out »), mais dans une mesure raisonnable due au fait que les influences sont quand même très bien digérées. D’ailleurs, Ed des Uncommonmenfrommars et Olivier des Dead Pop Club ne se sont pas fait prier pour participer à ce disque qui s’impose comme un des meilleurs que le punk hexagonal ait vu sortir. Clairement

Impressionnant. C’est le mot qui bourdonne dans nos oreilles une fois les derniers accords de cet opus sonnés. La France n’est pas en reste en terme de punk rock, mais elle devient désormais très intéressante si de tels groupes commencent à sérieusement émerger. Douze titres en trois quarts d’heure, tu ne vois rien passer, ça sent les tubes tous droit sortis du garage (dont le génial « Kid-O-Matic ») qui t’administrent une bonne série de gifles. Et ouais mon pote, The Pookies, ça baffe!!! Après une telle démonstration, si le prochain doit être encore meilleur, on n’a pas fini de se taper le cul par terre…

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