The Morning Benders – « Big Echo »

morning180Album
(Rough Trade)
09/03/2010
Pop

Débuté en 2005 en tant que projet solo de Christopher Chu, The Morning Benders ont sorti trois ans plus tard un « Talking Through Thin Cans » certes réussi, mais qui les a trop vite apparentés à la scène indie pop alors dominée par The Shins. Après quelques tournées en compagnie de Death Cab For Cutie et The Kooks qui auront scellé l’homogénéité du line up, les quatre ont donc remis le couvert en s’impliquant tous à la composition de « Big Echo »: un nouvel opus qui, à quelques exceptions près (« Wet Cement »), remet forcément en questions les seuls désirs acoustiques d’antan de son leader. Et cette volonté de changement est toute à l’honneur de cette formation de San Francisco devenue une véritable usine de belles mélodies. Un atout dont elle semble d’ailleurs avoir pleinement conscience puisqu’elle le soigne plus jamais via de profonds arrangements (les percussions et cordes orchestrales de la valse pop « Excuses », le glockenspiel de « Cold War »), un son beaucoup plus électrique, et des lignes de chant infiniment plus abouties que par le passé (« Sleeping In », le magnifique « Promises »). Cela, Chris Taylor de Grizzly Bear, qui s’est mêlé à la production de ce disque en collaborant avec Chu, en est certainement un peu responsable. Tout comme de l’influence de son groupe qui plane clairement sur la seconde moitié de l’album, plus lente que jamais chez The Morning Benders (« Hands Me Down » et « Stitches »). De ce fait, si « Big Echo » ne s’imposera pas de lui-même comme une référence du genre, il parvient sans mal à s’inviter sans dépareiller dans le décor musical de la Bay Area, là ou le guilleret, la légèreté et les relents hippy sous jacents sont toujours restés maitres.

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