The Marxmallows – « Everyone Hates… »

Everyone Hates...[Album]
20/09/2005
(STS Network/Overcome)

Le nom des Marxmallows circule depuis un bon bout de temps au sein du circuit du punk rock frenchy. Des premières parties prestigieuses, un cinq titres honorable, des dates aux quatre coins de la France, des dizaines de salles, des petites (café Montmartre), des grandes (la fête de l’Huma), des vides (Pontoise), des pleines (Péniche Alternat), mais toujours aucun album à l’horizon. Au point, qu’on en venait à se demander si le groupe n’allait pas rejoindre le long cortège des formations maudites: de celles qui sont performantes et persistantes mais incapables de dépasser le stade de la démo ou du ep. Et soudain, un matin du mois de septembre 2005, comme dans un conte de Caroll Lewis, un gros lapin à la con vous emmène à votre boite aux lettres où séjourne une enveloppe sur laquelle trône fièrement l’adresse d’expédition: STS Network. Mazette, le sortilège serait-il levé? Le trio trublion serait-il parvenu à retirer l’épée de l’enclume? Yep, yep, yep, trois fois yep! Un premier album au titre menteur et qui dissimule en son sein toujours ce pop-punk vitaminé et revigorant affilié au référentiel label U.S Lookout! Records et ses formations prestigieuses (Green Day évidemment mais également Screeching Weasel, The Donnas, The Queers, Mr T Experience…). Modèles d’efficacité et de fausse simplicité, les nouvelles compositions des Marx’ sont servies par une production soignée, claire et concise évitant en cela l’écueil du gros son, saillant assez mal à ce type d’entreprise musicale. Le trio francilien a pris son temps, privilégiant la qualité de son premier album pour s’imposer, au final, comme un des plus sérieux outsiders du genre en France. Regorgeant de clins d’oeil (« Cheeta Is a Punk Rocker »), de mélodies sucrées, de refrains entêtants (« We Play Music For 16 Year Old Girls »), et de stop and go typiques du genre, « Everyone Hates » est un véritable petit triomphe, parfait pour l’été. Dommage, l’album sort en septembre. Ou plutôt tant mieux, on pourra ainsi se l’écouter tranquille tout l’hiver, en attendant le retour des beaux jours!

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