The Lost Art – « Lost Articles: Escape From La La Land »

Lost Articles: Escape From La La Land[Album]
01/08/2008
(Technicali Sound/Import)

Originaire de Long Beach, The Lost Art, membre du crew Technicali, vient bousculer les conventions actuelles en proposant pour son nouvel opus, « Lost Articles: Escape From La La Land », un hip hop frais, léger, et plein d’humour. Entouré de LD (lui aussi membre de Technicali), Dj Stimulus, Not Guilty, Ariano et Science à la production, il nous entraîne dans un univers haut en couleurs, comme savent si bien le faire les Californiens

S’inscrivant clairement dans le registre d’un Pigeon John, il laisse peu de place à l’esbroufe et nous offre en plus, une profusion de phases scratchées par Dj Stimulus. Avec des titres tels que « Kill’Em With Kindness », « Life Is A Battle », « Stop What You’re Doing », il redonnera le sourire à ceux gagnés par la morosité de la fin d’été. Mais, s’il est vrai qu’il semble parfaitement à l’aise dans une certaine simplicité, il nous démontre très vite qu’il serait dommage de le cantonner à ce style. Illustration quand LD sample Barry White (« You Make Feel Like This » de l’album « White Gold ») pour « Setting Up Shop »: il montre une nouvelle facette de son talent, et prouve toute la versatilité du personnage. Preuve à nouveau avec « Dynamic Bullies », plus digital, faisant office d’exception. Et ce n’est pas tout puisqu’on a aussi droit à quelques titres plus « classiques » (« I Gotta Rhyme », « Bare Witness », « Litlle Differences ») ou baignés d’émotion avec le magnifique « Don’t Hang Up », touchant d’introspection, et « On The Road Again » avec Ariano et Lord Zen des Visionaries. Du même crew, on retrouve d’ailleurs LMNO pour un « Find The Strength » clôturant parfaitement cet opus plein de vitalité

Si The Lost Art cite régulièrement Atmosphère, Rakim, et The Alkaholiks parmi ses principales influences, nul doute qu’il semble sur la bonne voie pour les rejoindre, tant son aisance dans l’écriture semble évidente. Ne vous laissez pas piéger par l’apparente naïveté du Mc de Los Angeles, sa plume est bien plus aiguisée qu’il n’y paraît. Logique pour celui qui se nourrit de poésie depuis son plus jeune âge, qui est un inconditionnel des passages TV des Def Poets, et qui récite ses gammes, certes avec une certaine désinvolture, mais avec une sensibilité contagieuse. A des années lumières du mainstream ambiant, il apporte un soupçon de joie dans ce monde pas toujours rose. Parfait pour une arrière saison qu’il illumine

Ecoutez un extrait ici.

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