The Letters Organize – « Dead Rhythm Machine »

Dead Rhythm Machine[Album]
05/04/2005
(Nitro/Chronowax)

Voilà une bonne nouvelle: on n’aura désormais plus besoin de se creuser la tête des heures pour trouver notre dernier coup de coeur en matière de sauvagerie rock n’roll. The Letters Organize propulsent en ce mois d’avril leur deuxième album chez les ricains de Nitro, et autant vous dire que ce « Dead Rhythm Machine » est un monument. Si vous ne connaissiez pas le screamo garage, ou mieux, le « panic rock », jetez donc une oreille sur cet opus..

Soyons clairs: si vous aimez régulièrement vous remettre un peu de « The Shape Of Punk To Come » de Refused, ou l’unique album (à ce jour) de The Bronx dans les feuilles, mais que vous aimez aussi Turbonegro, Jr Ewing ou The Hives, The Letters Organize n’auront pas de mal à vous convaincre. Car leur héritage provient bien de tous ces groupes précités. Pendant ces treize titres, on en prend tout simplement plein la gueule. Ce sont donc surtout Refused (« 

1. Dressed Up In Gatwick     
« ), en moins technique, et The Bronx (« These Words », « I Want I Want », « Don’t Move »), en plus violent, qui reviennent le plus régulièrement à la bouche lorsqu’on évoque la puissance de feu de ce quintet venu d’Atlanta, possédant un talent inégalable pour faire parler autant le punk le plus hargneux que le hardcore le plus violent, le tout avec un esprit rock n’roll indéniable. On aime donc se laisser surprendre par ces riffs incisifs échappés de ce mur de guitares, épaulés par un chant souvent hurlé parfois chanté, ces breaks servant une sensibilité rythmique particulière, et cet alignement de plans tous très efficaces contribuant au relief et à l’homogénéité de cet album

The Letters Organize arrive sans prévenir et se retrouve le plus naturellement du monde en haut de notre pile de disques. Le groupe laisse seulement parler son intensité, sa passion, son enthousiasme et pond là certainement un des opus les plus redoutables de cette année. A l’écoute de « Dead Rhythm Machine », on se tape la tête contre les murs, on swingue de la guibole et on pointe le majeur bien haut. Trente minutes d’uppercuts, et à peine le temps de respirer. Trop bon!

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