The Icarus Line – « Slave Vows »

The Icarus Line - Slave VowsAlbum / Agitated Records / 02.09.2013
Post punk psyché

Né à la fin des années 90, un temps porté par la vague At The Drive In sur laquelle beaucoup ont voulu le faire surfer, The Icarus Line a depuis sorti quatre albums ne tenant pas toujours les promesses annoncées en 2004 par l’excellent « Penance Soirée ». Neuf ans après, « Slave Vows » aligne pourtant quelques arguments qui pourraient bien nous réconcilier avec lui. Bien que fidèle à son post punk dont il ne cesse de soigner les dissonances, et dès les onze minutes de l’introductif « Dark Circles », le groupe plonge la tête la première dans un psychédélisme expérimental et bruitiste quasi hypnotisant, tout en jouant la carte de la spontanéité, sans nul doute héritée de sa volonté d’enregistrer en studio, sur huit pistes en tout et pour tout, mais dans les conditions du live. En se débarrassant ainsi de tout superflu, The Icarus Line – parfois intense au point de frôler l’apoplexie (« Dead Body ») – prouve magnifiquement qu’il sait alterner le chaud et le froid, marier toute la matière première de son registre pour varier les plaisirs et faire de « Slave Vows » une affaire finalement assez accessible, pouvant même compter sur quelques titres plus contenus (« No Money Music », « Rats Ass ») pour finir de faire passer la pilule. Ce qui ne fait en rien un album frappé de concessions ou d’un quelconque formatage. Plus que jamais loin de cette idée, comme vacciné par son parcours qu’il aurait aimé voir un peu plus récompensé, Cardamone – qui prend à son compte l’énorme travail guitaristique déroulé tout au long de ces huit titres – fait de « Slave Vows » une nouvelle bataille pour le moins incisive, passionnée et inspirée. C’est certain: ici, The Icarus Line, en creusant encore un peu plus la tombe de quelques illustres aînés des années 60-70 afin d’inviter les derniers survivants à les rejoindre, renoue avec son glorieux passé. Pourvu que ça dure. Et pour de bon.

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« Marathon Man », « Dead Body »

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