The Gary – « Remains »

gary180Album
(Sickroom)
16/10/2012
Indie

Si The Gary n’est pas né de la dernière pluie, il semble que « Remains » voit le groupe franchir un cap qui ne fait que l’imposer un peu plus parmi les valeurs sûres de l’indie américain. Fraîchement arrivé chez Sickroom Records, label de Chicago dont la réputation et le flair ne sont plus à faire, le trio affiche en dix titres une assurance, une cohésion, et donc une maîtrise qui ne laissent aucun doute sur sa maturité, celle qui lui offre une justesse souvent enviée et espérée par les plus jeunes formations. Illustration tout au long de ce quatrième album ou les trois portent chacun à bout de bras la responsabilité de l’oeuvre, et ne cessent de mettre leurs mélodies à l’épreuve de compositions à la fois brutes, tendues et oppressantes (« Monozona »), baignées dans une production que Bob Weston – bassiste de Shellac, et ici responsable du mastering – a forcément dû apprécier. Et pour cause, au delà de quelques soupçons shoegaze (« Fait Weathered », « Nostalgic For The Present », « Idleness & Velocity »), The Gary opte, sans jamais les plagier et en arrondissant les angles, pour l’approche cinglante chère à la bande d’Albini (l’excellente entame « Valhalla »), ainsi que pour la radicalité héritée de la scène de Washington D.C. (« Innocent Bystander »). Inévitablement, les références affluent en nombre, mais le combo texan s’en tire toujours par quelques subtiles pirouettes forçant autant le respect que sa propre identité, y compris quand il y va d’une reprise de Lungfish (« The Evidence »). The Gary ne pouvait donc espérer trouver en « Remains » – à la fois complet, varié et imprévisible – une meilleure carte de visite.

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