The Feelies – ‘In Between’

The Feelies – ‘In Between’

Album / Bar None / 24.02.2017
Indie rock

The Feelies fêtent leur quarante ans d’existence avec la sortie de ‘In Between’, leur sixième album et le deuxième depuis leur retour aux affaires. Ils confirment ainsi leur statut rare de reformation crédible et réussie au sein du revival de ces dernières années. Adulé au début des 80’s avec le très influent ‘Crazy Rythms’ qui conjuguait alors, dans un style arty bien new-yorkais façon Television, les balbutiements de l’indie-rock avec la nervosité du post-punk, le groupe semble aujourd’hui vivre une nouvelle jeunesse. Après un hiatus de 17 ans, son retour sur le devant de la scène en 2008 (en première partie de Sonic Youth au Battery Park) avait déjà prouvé que la formation ne rouillait pas.

‘In Between’, s’il confirme ces espoirs de phénix, ne surprendra pas les fans. Sans réelle prise de risque, et sans l’audace qui faisait le génie du groupe à ses débuts, il reste un disque de bon goût, solide et convaincant. Enregistrée en grande partie à la maison, dans un home-studio du New Jersey, cette nouvelle galette possède le charme des retrouvailles : dès les premiers accords, le titre éponyme renoue avec ce goût de la beauté simple à laquelle nous avions été habitués, une ambiance dénudée et lumineuse que l’on retrouve d’ailleurs chez de nombreux groupes revendiquant cette filiation, Real Estate en tête.

Mais ici, une légère tension, comme un voile de brume matinale sur les champs défilant du New Jersey évoqués par la pochette, fait toute l’intensité du voyage. Celle-ci s’égrène par exemple dans les arpèges discrets de ‘Turn Back Time’ ou dans l’attaque des guitares sur les mélancoliques ‘When To Go’ et ‘Time Will Tell’, mais aussi sur la plus électrique ‘Gone Gone Gone’. Elle prend finalement l’ascendant sur le dernier morceau, ‘In Between (reprise)’ où le thème est repiqué de saturations garage, porté par une rythmique rappelant les premières amours des Feelies pour le Velvet Undergound. Et si on ferme les yeux sur un ou deux titres peu inspirés et sans grande originalité (‘Flag Days’, ‘Been Replaced’), on est frappé par la limpidité de cette musique, l’équilibre et la justesse de cet album qui semble, à l’instar de ses géniteurs, tracer sa propre route sans le moindre effort.

ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE

‘Gone Gone Gone’, ‘When To Go’, ‘Time Will Tell’


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