The Elderberries – « Nothing Ventured Nothing Gained »

Nothing Ventured Nothing Gained[Album]
19/03/2007
(Nophono/Discograph)

Avec un premier maxi sorti il y a quelques mois, The Elderberries arrivaient avec grand fracas sur une scène alors sous le coup de la nouvelle scène parisienne à laquelle était assimilé le moindre groupe affichant moins de vingt ans de moyenne d’âge. Pour ces clermontois, le rapprochement n’aura pas été bien long tant « Little House » était un véritable rouleau laissant déjà traîner longuement son écume, comme pour annoncer un quasi tsunami avec ce premier album

Il faut dire que sur le papier déjà, The Elderberries se détachent. Sur les cinq musiciens formant le groupe, quatre se partagent des origines canadiennes et anglo-saxonnes, seul le batteur est de nationalité française. Il aura donc fallu le hasard de la vie pour que le quintet se forme, tous se retrouvant à Clermont-Ferrand au même moment de leur jeunesse, et partageant les mêmes goûts musicaux. Ceux là même inculqués par leurs parents qui eurent la bonne idée de les bercer à coups de AC/DC, Led Zeppelin, Stooges et Ramones. Dire donc des Elderberries qu’ils sont français est un bien grand mot. Mais la scène hexagonale étant toujours (souvent en vain) à la recherche d’une nouvelle égérie, on fermera bien volontiers les yeux sur l’aspect adoptif de l’affaire

Ce qui compte après tout, c’est la musique. En cela, The Elderberries semblent ne plus avoir de leçon à recevoir. Sur « Nothing Ventured Nothing Gained », à la pochette confiée à Chuck Sperry (déjà auteur de celles de Foo Fighters, Samshing Pumpkins, MC5, The Cramps), ils laissent impeccablement ressortir leurs berceuses électriques d’antan, nous renvoient illico aux moments les plus rock n’roll des seventies, et cela grâce à un talent sans borne. Car, qu’il s’agisse du timbre de voix, des refrains d’époque, des guitares malmenées hésitant constamment entre accords puissants et riffs aiguisés, ou des fûts tapés sans retenue, le tout est d’une maturité à faire mourir d’envie le moindre combo rock de quadragénaires nostalgiques pensant faire perdurer le rock 70’s

Ceux-là raccrocheront sûrement les six cordes, troqueront leur Kronenbourg pour une chaude tisane, en se délectant de titres tels que « Laying Low », « I Wanna Bit », l’excellent « Like a Bull », ou « The Little House », n’enlevant d’ailleurs rien au reste de ce tracklisting très homogène. The Elderberries a donc déjà assez de spontanéité, de talent, et de sincérité pour faire passer les « jeunes rockeurs-fils de » pour d’amusants bambins qu’ils surclassent, et dans un même temps pouvoir clamer haut et fort être le meilleur groupe anglais de France… Si ce n’est pas plus..

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