The Cool Kids – « When Fish Ride Bicycles »

cool180Album
(Green Label Sound)
12/07/2011
Hip hop

Ils sont arrivés en 2007, l’air de ne pas y toucher. T-shirts fluos, jeans slims, Chuk Inglish et Mikey Rocks avaient tout du groupe de rap hype à durée de vie limitée. Plus BMX que BMW, n’hésitant pas à mettre en avant leurs connaissances de l’univers Star Wars ou leurs talents à Street Fighter dans leurs textes, les Cool Kids n’ont pas joué la facilité pour gagner leur crédibilité dans le milieu. Leur EP « The Bake Sale » (2008) a cependant démontré qu’il ne s’agissait pas que d’un énième épiphénomène Myspace, mais depuis… Des mixtapes, quelques featurings par-ci par-là, mais aucune trace d’un premier album pourtant annoncé depuis près de trois ans.  Après plusieurs reports et un changement de label, le duo sort enfin « When Fish Ride Bicycles », un « long format » de onze morceaux, soit à peine plus que « The Bake Sale ». De quoi s’interroger.

D’emblée, on retrouve rapidement nos marques: flow décontracté, prods minimales, le duo garde sa fameuse recette faite de gimmick de synthés squelettiques (« Bundle Up ») et de beats old school (« GMC »). Chuck Inglish assure comme souvent la production des titres, à l’exception du très N.E.R.D. « Get Right » produit par les Neptunes, et de la bien nommée « Summer Jam » (produite par Pharrell en solo), titre estival plutôt réussi mais dont le refrain sucré risque d’en écœurer plus d’un. Plus convaincant dans ce registre, la contribution de Mayer Hawthorne sur l’entraînant « Swimsuits ».
Pour la street credibility on ajoute les featurings de Bun B (« Gas Station ») et d’un Ghostface Killah relativement assagi sur « Penny Hardaway », et on obtient un album cohérent où se mêlent influences hip hop 80’s et mélodies plus pop, à l’image de l’excellent « Boomin' », synthèse parfaite de ce mariage réussi.

« When Fish Ride Bicycles » valait-il pour autant trois ans d’attente? Non: quarante minutes, ç’est tout de même bien  court. Ce  premier essai reste cependant un album de rap de bonne facture, exigeant et accessible à la fois. Tout n’est pas renversant mais les titres plus insignifiants tels que « Roll Call » ne gâchent en rien un ensemble qui, à défaut de surprendre, se laisse écouter avec plaisir. Ça reste tout de même l’essentiel.

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Disponible sur
itunes11

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