The Cesarians – « I’m With God »

cesar180Ep
(Twelve/Africantape)
03/2011
Art rock

Le côté décalé est une marque de fabrique chez les Anglais: la liste d’exemples est longue comme nos deux bras mis bout à bout, et elle s’allonge encore avec The Cesarians, groupe constitué d’anciens membres de Penthouse et Christian Death pour ne citer que ceux-là. Déjà auteur d’un premier album en 2009, la troupe enrichit sa discographie d’un nouvel Ep qu’elle s’en est allée enregistrer l’hiver dernier en Italie, loin du froid et de la neige recouvrant alors sa terre natale. Le temps de ces cinq titres, les sept fantastiques restent fidèles à ce qu’ils affichaient déjà lors du premier opus: un rock sombre et solennel, brillamment mélodique, tirant généreusement vers des ambiances cabarets d’avant guerre. D’abord troublantes car d’un autre âge, celles-ci s’avèrent progressivement d’une évidence implacable tant elles amènent avec elles de magnifiques arrangements servis avec mesure, pour beaucoup responsables de la beauté du registre. On pense alors être au carrefour improbable des routes de Nick Cave & The Bad Seeds, Okkervil River, The Clash et Maximo Park. Illustration avec la ballade « I’m With God » qui ouvre l’Ep, sur laquelle piano, cordes et cuivres s’entremêlent avec classe pour soutenir le chant mélancolique de Charlie Finke, un peu plus tard à l’apogée de la tristesse sur « Schoolyard » . La suite n’en sera que plus surprenante et contrastée, notamment en raison de l’intégration d’un bassiste au line up qui, sur « In Your House » et « Worst Thing », pousse le groupe dans des retranchements nettement plus agités, sans jamais qu’il n’oublie pour autant sa science de l’arrangement. The Cesarians n’ont pas besoin de plus pour raviver le feu qui brûlait à la sortie de leur premier album. Bourré de belles promesses, « I’m With God » doit désormais laisser place à une nouvelle salve qui pourrait bel et bien consacrer ces Anglais injustement méconnus.

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itunes

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