The Brian Jonestown Massacre – ‘Third World Pyramid’

The Brian Jonestown Massacre – ‘Third World Pyramid’

Album / A Recordings / 28.10.2016
Rock psyché

Groupe phare des années 90, influence revendiquée par nombre d’acteurs de la scène actuelle, notamment pour son ouverture d’esprit ayant teinté ses albums d’une multitude de styles, le Brian Jonestown Massacre signe ‘Third World Pyramid’, quinzième album enregistré dans le studio d’Anton Newcombe, leader de toujours d’un groupe qui, au bout de vingt-cinq ans d’activité et de multiples changements de line up, reste plus que jamais fidèle à lui-même.

Pour faire une galette façon ‘Brian Jonestown Massacre’, la recette est assez ‘simple’ : prenez une dizaine de compositions, puis étirez-les au maximum. Trempez-les dans un bain de reverbs soigneusement choisies et, pour atteindre le psychédélisme dans les règles de l’art, n’utilisez pas plus de deux accords de guitare par chanson. Agrémentez le tout de quelques paroles ça et là, enfin enregistrez tout ça à la maison. Le tour est joué ! Si l’approche reste plutôt efficace et prouvée par nombre d’albums du combo, on aurait quand même souhaité ici quelques surprises.

En ouverture, on découvre l’envoûtante voix de Katy Lane (compagne de Newcombe) sur ‘Good Mourning’ qui nous plonge directement dans l’ambiance, avant que le dynamisme de ‘Government Beard’ nous réveille un instant. On retiendra aussi les quasi dix minutes de ‘Assignment Song’ et sa longue progression dans la plus pure tradition, ainsi que l’authenticité de ‘Like Describing Colors to a Blind Man on Acid’. Tess Parks fait une apparition, certes fantomatique mais efficace, parmi les nappes étirées du titre éponyme, puis la touche d’espérance et d’héroïsme qui teinte ‘The Sun Ship’ conclut l’album sur une note positive.

En revanche, on oubliera assez vite le solo de guitare bancale et plutôt pauvre de ‘Don’t Get Lost’, qui plombe la chanson. L’instrumental de ‘Oh bother’ a beau être agréable et reposant, il frôle l’entêtement avec une trompette trop répétitive. Pour terminer , ‘Lunar Surf Graveyard’ porte très bien son nom : des effets très réussis sur la batterie nous emmènent au fin fond d’une grotte lunaire et froide dans laquelle une guitare aux accents surf se promène de bas en haut puis de haut en bas, malheureusement de façon monotone et lasse. En définitive, fort de sa couleur affirmée, ‘Third World Pyramid’ se tient, mais manque de prises de risque !

‘Good Mourning’, ‘Government Beard’, ‘Assignment Song’, ‘The Sun Ship’


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