Telefon Tel Aviv – « Immolate Yourself »

Immolate Yourself[Album]
19/01/2009
(BPitch Control/Pias)

Avec deux albums au compteur, dont le dernier en date « Map Of What Is Effortless » toujours considéré aujourd’hui comme une référence dans le monde de l’electro-pop, Telefon Tel Aviv ne sera jamais vraiment parvenu à se faire sa place au soleil. Quatre ans sont passés, pendant lesquels on s’est souvent demandé si on allait avoir l’occasion de recroiser un jour ce doux duo de Chicago, autrement que lors de la sortie soudaine de vieux fonds de tiroirs. En tous les cas, jusqu’à l’annonce de son nouvel attachement à BPitch Control, et ce nouvel opus à sortir dans la foulée, porteur d’espoir quant à la quête du duo de récolter toute la reconnaissance qu’il mérite.

Pourtant, pas sûr que ce « Immolate Yourself » ne facilite les choses. Car Joshua Eustis et Charles Cooper, sans toutefois dénaturer leur registre, ont décidé de redessiner les contours de l’electro-pop, de s’offrir un tout nouveau son, qui n’ira certainement pas sans déstabiliser leur fidèle public. Finie la rondeur des compositions ou la douceur soul se faisait gentiment chahuter par quelques fines bidouilles électroniques. En 2009, malgré un sens de la mélodie bien conservé, l’atmosphère Telefon Tel Aviv est beaucoup plus sombre, plus expérimentale, moins accueillante aussi, notamment en raison du sérieux retrait des guitares au profit d’une tournure plus franchement electro

« Immolate Yourself » demande donc un certain temps d’adaptation, histoire d’occulter un peu le passé de Telefon Tel Aviv et d’écouter ce nouveau disque de manière plus objective. Là, malgré quelques longueurs sur des titres qui mettent parfois plusieurs minutes à véritablement décoller (ou pas, comme sur « Mostly Translucent » ou « Your Every Idol »), le duo parvient à convaincre: prenez ainsi votre mal en patience sur l’ouverture « The Birds » qui finit par s’ouvrir sur une belle leçon pop, ou sur le brumeux « Stay Away From Being Maybe » à la rythmique efficace

On réussira aussi à cerner l’efficacité de « You Are The Worst Thing In The World », même de « Your Mouth » malgré sa linéarité soporifique, beaucoup moins celle du soi-disant tube « Helen Of Troy » à la lourdeur eighties. Ainsi est le nouveau Telefon Tel Aviv, capable du meilleur comme du plus dispensable, de cette moue qui nous accompagne malheureusement tout au long de ce nouveau disque. La première grosse déception de ce début d’année..

Ecoutez un extrait ici.

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