Superchunk – ‘What a Time to Be Alive’

Superchunk – ‘What a Time to Be Alive’

Album / Merge / 09.09.2018
Indie power pop


La question aujourd’hui n’est plus de savoir quel groupe indispensable des 90’s s’est reformé, mais qui ne l’a pas encore fait. Et à l’exception de Fugazi, on ne voit plus grand monde à ajouter sur la liste (je suis sûr que vous avez quand même une petite idée). Mais vous savez quoi ? A force de débattre du bien-fondé ou non de ces reformations entre deux pintes et une poignée de cacahuètes, on finit par oublier les autres. Ceux qui n’ont jamais mis un terme à leur histoire et qui continuent d’enchaîner inlassablement albums et tournées. On pense à Guided By Voices, Yo La Tengo, Built To Spill, Weezer (mais à quel prix putain) ou Wilco… et bien entendu Superchunk puisqu’il en est ici question.

Il y a toutefois deux aspects qui distinguent le groupe de Caroline du Nord de ses camarades de promo. En plus de piloter Superchunk depuis 1989, le tandem Mac McCaughan / Laura Ballance dirige aussi le label Merge Records créé la même année. Une petite entreprise devenue l’un des gros indés qui compte aux US grâce à quelques disques essentiels sortis au tournant des années 2000 (Neutral Milk Hotel, The Magnetic Fields ou le premier album d’Arcade Fire, c’est eux). Voilà pourquoi Superchunk, sans jamais s’être séparé, s’est fait plus discret ces dernières années.

Paradoxalement, le groupe est aussi d’une constante musicale hallucinante. Aucun disque à répudier sans jamais dévier de sa power-pop saturée et gorgée de solos héroïques. Comme le disait John Peel à propos de The Fall : ‘Always different, always the same‘. Pas de raison donc que les choses changent avec What a Time to be Alive. Si les morceaux trahissent sur le fond la colère et l’incompréhension de Mac McCaugh vis-à-vis de la classe politique américaine, la forme appelle toujours à pogoter joyeusement en reprenant en chœurs les ‘Ho-ho-ho’ scandés sur les refrains. C’est même encore plus simple : Superchunk enfile les tubes et se paie le luxe de quelques invités de marque comme Stephin Merritt (The Magnetic Fields) et Katie Crutchfield (Waxahatchee) sur Erasure.

Bref, si vous n’avez jamais particulièrement aimé Superchunk, pas de raison que la donne évolue avec ce disque. Pour les autres, il continuera d’être ce bon gros doudou qu’on aime retrouver à intervalles plus ou moins réguliers. Parfois la musique, c’est aussi simple que ça, et il n’y a pas besoin d’en dire plus.

ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE
What a Time To Be Alive, Lost My Brain, Bad Choices, Dead Photographers, Erasure, Reagan Youth


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