Sounds Like Violence – « The Devil On Nobel Street »

sounds180Album
(Burning Heart)
25/05/2009

Bien qu’estampillé Burning Heart, Sounds Like Violence a toujours pris soin de se démarquer de ses homologues suédois, fidèles du punk à roulettes et du hardcore. «With Blood On My Hands» le démontrait déjà de fort belle manière il y a deux ans, et «The Devil On Nobel Street», son nouvel et deuxième album, tente d’enfoncer le clou sans révolutionner le rock. Le groupe use pourtant de sa personnalité via des compositions à la fois complexes et délicates, comme le soulignent les nombreux efforts d’arrangements qui ponctuent ce disque: la touche anglaise et les breaks de piano sur «The Emperor’s New Clothes», les chœurs puissants de «Bankruptcy» et «Get Out Of Bed» par exemple. Ce qui ne l’empêche jamais de se rendre accessible auprès des oreilles élevées à la mélodie, son cheval de bataille brandi bien haut (les excellents «Reeperbahn» et «Transparent»), en tentant quelques passages aussi épiques que glissants («1993»), ou en se rapprochant même parfois dangereusement d’un émo qu’il réfute malgré tout violemment («The Devil On Nobel Street»). Car c’est plutôt chez Guns n’Roses, The Cult et Nirvana que Andreas Soderlund, chanteur et guitariste du groupe aux dents longues, est allé pêcher son inspiration, tout en affichant sa ferme volonté d’emmener l’influence récurrente de ces trois groupes cultes bien plus loin que les générations suivantes n’ont pu le faire jusque-là. Du coup, s’il prenait indéniablement jusqu’ici des allures de réussite, pas sûr que «The Devil On Nobel Street» n’aille jusqu’à combler les attentes de son leader qui, en plaçant la barre si haute, écorche un album qui aurait sans doute été plus apprécié accompagné de plus de modestie.

En écoute:
Sounds Like Violence – « 

1. Transparent     
« 

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