Solea – « Finally We Are Nowhere »

Finally We Are Nowhere[Album]
12/02/2007
(Bad News/Import)

Bien que prévisible, Solea et son line up de luxe fait toujours partie de ces groupes qu’on guette du coin de l’oeil. Quelques maxis très réussis, un premier album plutôt en demi-teinte par rapport à ce qu’on pouvait décemment attendre du groupe, et le quatuor remet le couvert avec « Finally We Are Nowhere », un titre qui semble malheureusement bien lui aller. En effet, comment un tel combo, avec en son sein deux sorciers de la mélodie (Sergie de Samiam et Garrett de Texas Is The Reason), peut-il toujours courir après un label et manquer de propager sa musique, sur scène, dans le monde entier? La poisse, ou des éléments qui manifestement nous passent à mille lieux au-dessus de la tête. Une histoire de dingue en tous les cas. La preuve, c’est au Japon, sur le label local Bad News, qu’il faut aller chercher ce nouvel album dont la sortie internationale par le biais d’autres micro-labels semble encore compromise. Pas le plus évident. Il vous faudra donc un disquaire à l’affût, et ayant déjà entendu parler de Solea, pour vous le procurer. À condition d’être totalement fan de ce sens de la mélodie ayant fait largement ses preuves jadis, et de ce timbre de voix toujours autant capable de vous dresser les poils des bras. Pour beaucoup, « Finally We Are Nowhere » ne sera qu’un disque de rock, mélodique, popisant, un brin émo, de plus. Une certitude, celle qu’il ne faudra pas tenter d’y déceler autre chose. Ici, ce sont les chansons, les mélodies qui sont mises à l’honneur, avec la ferme intention du groupe de rendre son répertoire d’adolescent attardé accessible et définitivement beau (« Finally We Are Nowhere », « This Time »). Aucun doute sur ces capacités, Solea les a, pond de véritables tubes comme on le savait capable d’en composer (« The Answer Was Right In Front Of Me »), rappelant souvent Samiam tout en ne souffrant pas de la comparaison (« Far And Wide » semble tiré de « Ashtray »), et se montrant même définitivement pop sur la deuxième moitié de cet album. « Finally We Are Nowhere » est peut-être de ces disques si sucrés qu’ils en deviennent écoeurants, et ne cible finalement ainsi que les plus gourmands. Peut-être une réponse à la question qu’on se posait plus haut..

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