Sizzla – « Light Of My World »

Light Of My World[Album]
15/04/2003
(Jet Star/Next)

Sizzla reste un des artistes ragga les plus productifs et le prouve une dix neuvième fois avec ce nouvel album intitulé « Light Of My World ». Sans marquer une réelle évolution par rapport aux opus précédents, l’homme s’apprête pourtant à surprendre son petit monde. Reste à savoir de quel ordre sera l’étonnement..

Sizzla semble ici dévier de sa cible habituelle. En effet, moins formaté pour les puristes du reggae ou pour les fanatiques de ce toaster hors pair, « Light Of My World », tout comme « Da Real Thing », est moins marqué par les sujets habituels et controversés de l’artiste (Sizzla parle ici beaucoup de son amour pour les femmes) et semble montrer une certaine ouverture musicale avec ses influences diverses mais toujours proches des racines africaines. Dés les premières notes de « No Blemish », cette impression se vérifie avec ces consonances hip hop semblant vouloir attirer un public plus large qu’à l’accoutumée. On notera également que les influences musicales du Rn’b sont assez présentes comme le prouve « Need » rappelant fortement Mary J Blige. A vrai dire, seul le titre éponyme « Light Of My World » reste typiquement dans ce qu’on a l’habitude d’entendre chez ce prolifique toaster avec son clin d’oeil au riddim classique de Studio One « Death In The Arena ». Cet opus est également caractérisé par une production de très haute facture illustrée sur des titres comme « Mine And Only », « Thinking About You », « Need » ou « Whole Heap A Woman » sur lesquels le travail d’arrangement et de voix est des plus crédibles et intéressants. Cependant, cela ne compensera pas la faible instrumentation du rendu général, trop peu de titres étant joués live au profit de rythmes digitaux sans véritable chaleur. Les aficionados de Sizzla appréciant plutôt son côté hardcore seront eux aussi servis et ravis de se laisser aller sur les « Got All The Girls », « Just Through My Love » ou « Wreckage » aboutissant sur le somptueux et traditionnel « Babylon Is Burning » avec sa rythmique Nyabinghi

Au final, une impression mitigée qui nous pousse à croire que si Sizzla sortait moins d’album, il accoucherait sans peine de véritables petits bijoux contenant que le meilleur de son oeuvre. Si « Light Of My World » n’est certainement pas l’album grâce auquel il faut faire connaissance avec l’artiste, il n’est autre qu’une pierre d’un édifice devenu incontournable dans le paysage ragga international.

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