Sixth Minor – ‘Wireframe’

Album / Megaphone / 05.05.2014
Post rock electro

Si Naples est la capitale de la pizza, c’est aussi le berceau de Andrea Gallo et Renato Longobardi, les deux têtes pensantes de Sixth Minor. Auteur de son premier album depuis ses débuts en 2007, le duo aligne en huit titres une recette consistante aux ingrédients pourtant limités. Sur sa pâte, post rock et ambient s’étalent tous deux équitablement, avant d’être agrémentés d’une sauce expérimentale à base de l’electro, de glitch, d’indus et de noise qui n’est pas sans rappeler – sur le menu – celle de ses compatriotes d’Aucan avant que ces derniers optent pour la toute-déshumanisation (une évidence sur ‘Blackwood’). En effet, ‘Wireframe’ n’est pas uniquement le fruit de cerveaux et de machines tant il s’en va puiser toute sa force et son intensité dans la multitude d’instruments qui y contribuent. Guitares, basse, synthés, boites à rythme et batterie se mêlent et s’entremêlent pour un résultat difficilement qualifiable, capable de séduire autant le public rock par sa puissance et sa mélancolie, qu’un autre plus electro grâce à ses ambiances presque hallucinatoires quand elles sont digérées à haut volume. Plutôt bien pensé dans son évolution et dans sa diversité, ‘Wireframe’ s’écoute sans mal d’un bout à l’autre, trimballant l’auditeur entre drum n’bass instrumentale (‘Eser’), electro rock typé et sans lourdeur (‘Hexagone’), post rock aérien et electronisant (‘Frozen’), jusqu’à atteindre quelques titres regroupant à eux seuls toutes les ficelles tirées par les italiens (‘Etif’, ‘Greyhues’). De quoi repartir sans faim de ce ‘Wireframe’, mais toujours avec l’estomac dans les talons.

‘Blackwood’, ‘Etif’, ‘Greyhues’

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Une réponse à Sixth Minor – ‘Wireframe’

  1. Rob 6 mai 2014 à 8 h 57 min #

    Wow… W-O-N-D-E-R-F-U-L.

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