Scratch Massive – « Time »

Time[Album]
16/02/2007
(Chateaurouge/Nocturne)

Après avoir cédé aux avances de majors alors que la French Touch battait son plein, le duo Scratch Massive, convaincu que ce monde-là n’est finalement pas fait pour lui, revient en indépendant et au sein de son propre label Chateaurouge pour la sortie de « Time », son nouvel album, également sous la coupe de Kompakt à l’étranger. A vrai dire, Maud Geffray et Sébastien Chenut n’ont pas véritablement besoin de quelqu’un d’autre qu’eux mêmes pour mener à bien leurs petites affaires. Ils l’ont largement prouvé par le passé, que ce soit avec leur premier album (« Enemy & Lovers » en 2003, décevant cependant), quelques maxis et remixes de haute facture, une multitude de mixes à travers le monde, des expériences solo pour Sebastien, le mix « Naked » sorti l’an passé, ou même la bande originale de « Broken English », film de Zoe Cassavetes à sortir prochainement

« Time », mixé par Sex Schon et masterisé par Moritz Von Oswald, et bien que plus electro que son prédécesseur, n’est donc que la suite logique d’une carrière déjà largement amorcée. Alliant l’énergie de leur set (« Like You Said ») à des influences new wave (« Three Imaginary Boys », reprise de The Cure chantée par Frank Arbaretaz, « Soleil Noir »), ce nouvel album se montre puissant car tranchant, sombre car mélancolique, tout en allant puiser dans le capital émotion de l’oreille qui voudrait bien s’y plonger. Ainsi, le duo n’hésite pas à affubler sa nouvelle oeuvre du qualificatif « électronique noire », que des titres comme « Shadows » ou « Silence », pas les plus réussis au passage, viennent amplement confirmer. Merci, mais nos deux producteurs n’avaient pas vraiment besoin de le souligner tant la première écoute de cette nouvelle salve ne risque pas d’illuminer les esprits les plus noirs

C’est donc en persistant, ne serait-ce qu’un peu, que ce « Time », preuve que le rock peut être sans guitare, gagne en goût. De là, l’angoissant et évolutif single « Shining In My Vein » (à la fois minimal, rock et popisant), le ravageur « Girls On Top » et ses basses destructrices, ou le sensuel « Dance », permettent à ce nouvel album de gommer les imperfections de Enemy & Lovers, et lui offrent un habit classieux qui le préservera, à coup sûr, du temps qui passe

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