Roots Manuva – « Bad Meaning Good »

Bad Meaning Good[Album]
29/11/2002
(Mushroom/Nocturne)

Que vous, fans du Mc anglais hébergé chez Big Dada, ne vous affoliez pas, ce « Bad Meaning Good » n’est en rien un nouveau long format faisant suite aux somptueux « Brand New Second Hand » et « Run Come Save Me ». Deuxième volume d’une série qui promet d’être longue, cette production est une sélection choisie par Roots Manuva retraçant les grands moments discographiques l’ayant inspiré et qui, d’après lui, ont fait du hip hop ce qu’il est maintenant

Pourtant, et certains pouvaient s’en douter, l’éclectisme est au rendez vous puisque le hip hop, le rock, le reggae ou la soul se tiennent la main tout au long de ces 19 morceaux. Deckwrecka et Fallacy & Fusion ouvrent le bal sur de très bons morceaux hip hop classique (« Priceless » et « The Groundbreaker ») avant que la soul ne s’empare des enceintes sur un « Hold On » de Willy Hutch. C’est ensuite le rock très anglais et teinté ska de The Beat (« Mirror In The Bathroom ») qui prend le relais et le passe subtilement au ragga n’b de Ce’Cile (« Sweetest Feeling »), à la drum n’bass de Bad Vibes & Potential Bad Boy (« Bad Boy Dj »), et au reggae de Sugar Minott (« Crazy Sound Boy »), son premier amour musical. Le hip hop revient ensuite à la charge avec Ol Dirty Bastard (« Caught Up »), Braintax (« Godnose »), Eric B & Rakim (« Follow The Leader ») et NWA (« Straight Outta Compton »). La soul prend ensuite son tour sur le « Keep On Movin » de Soul II Soul avant de laisser la voie libre à la disco de Freez (« I.O.U. »). La dernière ligne droite se fera en compagnie de Juicy (« Sugar Free »), Lucy Pearl (« Can’t Stand Your Mother ») et Outkast (« Elevators ») avant d’arriver au bouquet final, ce superbe « Yellow Submarine » en version dub de Roots Manuva, spécialement produit pour l’occasion et véritable hommage aux Beatles pour lesquels l’artiste apporte beaucoup de respect (« Paul Mc Cartney fumait beaucoup plus d’herbe que moi donc je suis sûr que l’on pourrait facilement s’identifier à un certain niveau », précise t-il dans le livret du CD). En touche final, on pourra savourer tranquillement l’instrumental « Stimulation Of Chaos » de Reachout qui termine cette sélection en beauté

Proposant une séléction variée, intéressante et instructive, ce deuxième volume de « Bad Meaning Good » nous aide également à mieux percevoir les productions de Roots Manuva puisqu’il révèle au grand jour les influences de l’artiste. S’il n’est en rien un album personnel, force est d’avouer qu’il sera désormais impossible de l’omettre dans la discographie de l’artiste. C’est chose faite

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