Robin Foster – « Life Is Everywhere »

Life Is Everywhere[Album]
25/02/2008
(Last Exit/Last Exit)

On ne vous en voudrait pas si votre visage restait totalement impassible à l’énonciation du nom Robin Foster. Pour qu’il en soit autrement, il aurait fallu que Beth, formation brestoise de la fin des années 90, vous soit familière. Car, c’est bien elle qui a accueilli l’Anglais et lui a permis de faire ses premiers pas de musicien sur le sol français. Plus que cela même, puisqu’il en fut le principal compositeur durant ses sept années de vie, passées via plusieurs Eps, un album, des prestations en festivals comme en premières parties prestigieuses. Mais, comme tout mélomane doué et jamais dépourvu d’idées, son inspiration se devait de rebondir et se concrétiser par le biais d’un projet solo devenant officiel avec la sortie de « Life Is Elsewhere », un premier opus qualifié par l’auteur lui-même de bande son du film de sa vie. D’ailleurs, c’est certainement dans ce « concept » qu’il faut aller chercher la raison d’un album en grande partie instrumental, comme pour laisser à l’auditeur le choix des images à y poser. Et celui-ci est large car, aidé d’une production bien léchée, Robin Foster fait évoluer sa musique en piochant à la fois dans l’electro, le post rock et le rock, en mariant mélodies simplistes et aériennes, déflagrations sans équivoque (« Last Exit/Brest By Night », « Save The Cheerleader »), et rythmiques appuyées (« Disco Ouessant », « Loop »). Et c’est seulement quand il souhaite donner une ligne directrice à l’interprétation de sa musique que le breton d’adoption vient susurrer quelques jolies lignes de chant dont la douceur rappelle quelque peu The Notwist ou Radiohead (« Goodnight & God Bless »), voire même Placebo sur quelques passages plus incisifs (« Down »). Mais ces quelques influences ne seront pas les seules à faire surface tout au long de ce « Life Is Everywhere »: selon les générations, les uns pourront y entendre du Talk Talk, tandis que d’autres préfèreront y déceler du Sigur Ros ou du Godspeed You Black Emperor. Ne frétillez pourtant pas trop vite, Robin Foster ne fait que s’en approcher, et une comparaison trop exagérée ne ferait ainsi qu’ôter un peu de l’impact incontestable de ses modèles. Reste que ce premier album, porté par ses ambiances cinématographiques (« Blue Lights At Dusk »), souligne d’un trait affirmé le talent de compositeur de l’Anglais qui ne mériterait absolument pas que nos oreilles en restent vierges..

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